Scandale des lasagnes:

09 février 2013 19:25; Act: 12.02.2013 16:53 Print

De l'abattoir au plat préparé: qui fait quoi?

Vous ne comprenez rien à cette histoire de lasagnes 100% bœuf qui en fait contiennent du cheval et au rôle du Luxembourg dans l'affaire? Voilà un petit récapitulatif...

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La découverte de viande de cheval dans des lasagnes vendues par Findus censées être au boeuf, révèle un circuit commercial complexe impliquant plusieurs société et pays européens. Voici, en résumé, qui fait quoi.

  • Findus:
  • groupe agroalimentaire international leader du surgelé en grande et moyenne surface commercialisant des produits préparés par ses soins ou par des sous-traitants. En France, 100% des poissons panés vendus sont ainsi transformés dans une usine de Boulogne-sur-Mer. D'autres produits, comme c'était le cas des lasagnes "à la viande de boeuf", sont préparés par des sous-traitants. Findus, a ainsi acheté ce plat cuisiné à la société française Comigel. Findus s'estime victime d'une tromperie et entend porter plainte.

  • Comigel:
  • PME dont le siège social se trouve à Metz (Moselle) spécialisée dans la fabrication de plats surgelés à marque distributeur. Ses produits sont distribués dans 16 pays d'Europe. Les lasagnes vendues à Findus étaient confectionnées par une filiale de Comigel, Tavola, installée à Capellen, au Luxembourg. Le PDG de Comigel Erick Lehagre a indiqué qu'il était persuadé que la viande était exclusivement du boeuf d'origine française. Il dit avoir été alerté au début du mois de février par des personnes sur le marché britannique d'un «problème» sur la viande.

    Il a alors lancé une enquête auprès du fournisseur de viande de Tavola: la société française Spanghero. Selon la Direction départementale de protection des populations (DDPP) de Moselle, Comigel a été "exemplaire" dans la mesure où elle a prévenu les autorités dès qu'elle a eu connaissance des problèmes d'étiquetage. Comigel n'a pas précisé si d'autres plats distribués sous d'autres marques que Findus étaient concernés par le problème d'étiquetage.

  • Maison Spanghero:
  • société basée à Castelnaudary dans l'Aude, spécialisée dans la fabrication et la commercialisation de produits à base de viande. La société qui a appartenu longtemps à la famille de rugbymen Spanghero a été vendue en 2009 à une coopérative basque, "Lur Berri". En juin 2011 la société avait retiré du marché 12 tonnes de steaks hachés suite à un soupçon, par la suite complètement écarté, de contamination par la bactérie E.coli. Comigel a affirmé avoir découvert il y a huit jours que la viande qu'elle lui fournissait provenait d'un producteur roumain, «dont les abattoirs abattaient et découpaient du bœuf et du cheval».

    Sans nommer ouvertement Spanghero, le groupe Findus pose samedi une question: «Comment est-il possible qu'en 2013 un transformateur de viande du Sud-Ouest ait pu commercialiser de la viande de cheval avec une estampille vétérinaire française "viande de bœuf?» Le PDG de Lur Berri, propriétaire de Spanghero à travers la holding Poujol, Barthélémy Aguerre, joint par téléphone, indique lui que la société a acheté de la viande de boeuf "origine Europe" et l'a simplement revendue.

    «S'il s'agissait bien de cheval, nous allons nous retourner contre le fournisseur roumain», a-t-il déclaré. «Ces derniers jours, nous avons eu des contrôles de la répression des fraudes. La viande était bien étiquetée "bœuf". Ce sont des pièces découpées dans la masse. On ne déballe pas», s'est-il défendu. «Une partie de notre activité est d'être des intermédiaires», dit-il: «Il y a plus d'une centaine d'abattoirs en Europe. Nous achetons à celui qui fait la meilleure offre et nous revendons aux industriels».

  • Producteur roumain, le mystère:
  • M. Aguerre a refusé samedi de livrer le nom de son fournisseur, son PDG assurant ne pas l'avoir sur lui. La Direction générale de la Concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes, indique que c'est un trader chypriote qui a sous-traité une commande de Spanghero à un trader des Pays-Bas qui s'est lui-même fourni dans un atelier de découpe roumain. Un circuit complexe dénoncé samedi par le ministre français de la consommation Benoît Hamon, qui estime qu'il répond avant tout à une «logique financière».

    (L'essentiel Online)

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    Les commentaires les plus populaires

    • Tamerlan le 09.02.2013 21:10 Report dénoncer ce commentaire

      Moi je vois ça plutôt comme un bonus, de retrouver de la viande de cheval plutôt que du boeuf.

    • Claude Dumont le 09.02.2013 21:00 Report dénoncer ce commentaire

      "Nous achetons à celui qui fait la meilleure offre et nous revendons aux industriels" Tout est dit. Le profit, rien d'autre ! Quitte à fermer les abattoirs locaux, à étouffer les producteurs locaux, tout en vantant le "terroir" sur son site internet (fermé depuis)... Lamentable !

    • Samuel le 09.02.2013 21:01 Report dénoncer ce commentaire

      Et alors ? tromperie ok mais rien de nocif alors que les anglais ont empoisonné l'Europe avec leurs vaches folles !

    Les derniers commentaires

    • PAPANOU31 le 12.02.2013 19:16 Report dénoncer ce commentaire

      bla bla ba. Encore une fois, on (gouvernement compris) veut nous faire croire que personne n'était au courant ! Un scandale de plus, encore quelques jours, et hop ! on passera à autre chose. Tiens ! et si on parlait du PAPE en ce momentoirs sont . ou du mariage pour tous ? Allez les moutons, les abattoirs sont tout prés de chez vous. Affaire suivante svp.

    • lucie51 le 11.02.2013 18:58 Report dénoncer ce commentaire

      Avez-vous vu le reportage sur les déchets de saumon. Les têtes sont envoyées en Chine pour être nettoyées et reviennent en congelés pour en faire des plats préparés. C'est vraiment écolo et l'hygiène n'en parlons pas.... Si vraiment il y a de la récup à faire pourquoi ne pas traiter sur place? Tout est question de finance et ce sont les spéculateurs "caviars" qu'on devrait sanctionner.

    • tuni le 11.02.2013 12:30 Report dénoncer ce commentaire

      encore ume chance que ce soit du cheval...

    • Utopia le 11.02.2013 09:05 Report dénoncer ce commentaire

      J'ai une solution excellente (et très saine, en plus) - devenez végétariens comme moi! Je le suis depuis presque 25 ans (donc avant la vache folle et tout le reste) et je me porte très bien. Comme ça, aucun souci quant à la provenance de votre viande, et santé meilleure! Il y a plein de plats méditérranéens végés qui sont délicieux - avec l'avantage qu'ainsi vous aidez à sauver aussi la planète, en consommant moins de ressources précieuses. Pour ne pas parler des souffrances des pauvres animaux....mais là il me faudrait un livre entier....

      • Kivi le 11.02.2013 10:57 Report dénoncer ce commentaire

        Et si on supprimait tous les intermédiaires ?..achat pour revente en l'état ...à part la com. au passage....

      • Plouf le 11.02.2013 12:39 Report dénoncer ce commentaire

        Ils peuvent aussi mettre de la saloperie dans les plats végétariens!!

      • Pascale le 11.02.2013 15:15 Report dénoncer ce commentaire

        Végétarienne depuis que j'ai pris conscience que c'était incompatible avec mon amour des animaux vu la façon dont ils étaient traités, je suis en excellente santé... et en paix avec ma conscience. Il y a beaucoup de substituts (quorn par exemple) qui permettent de vivre sans viande et de bien manger... en évitant de gober n'importe quoi par le biais de filières sans scrupules. Un système abject qui ne respecte pas les animaux ne respectera pas non plus ceux qui les consomment... Excellent livre sur le sujet: "Faut-il manger les animaux ?" de Jonathan Safran Foer.

      • Mich L le 12.02.2013 14:24 Report dénoncer ce commentaire

        Hors sujet ètre végétarien est un autre problème et un autre débat.vous mélangez tout. Et que faite vous le jour ou l'on va vous gaver d'OGM dans vos graines?

      • ldie le 12.02.2013 16:17 Report dénoncer ce commentaire

        C'est bien dégueulasse mais on peut aussi choisir de s'informer et de ne pas manger des OGM non plus. Pour vivre sain il faut vivre responsable et sans excuses.

    • Paddy le 10.02.2013 22:47 Report dénoncer ce commentaire

      Findus appartient aujourd'hui au fonds d'investissement anglais "Lion Capital". Continuons: Comigel appartient à Céréa Capital, un investisseur en capital dans le secteur agroalimentaire! (Woaouf). Spanghero achète et revend de la viande sans transformation, elle ne fait donc que de la spéculation! Elle dit cependant travailler en étroite collaboration avec le DGCCRF (Direction Générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (Ministère de l'Economie et des Finances). Alors faites vos jeux, qui fait quoi et qui trompe qui?