En France

01 août 2020 14:18; Act: 01.08.2020 18:47 Print

«Des vacances masquées mais des vacances!»

Les voyageurs semblaient heureux, ce samedi à l'aéroport de Roissy-Charles-de-Gaulle, de partir «prendre l'air» pour leurs vacances.

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C'est l'heure des vacances, pour les aoûtiens. (photo: AFP/ian Langsdon)

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«Des vacances masquées mais des vacances!»: à l'aéroport de Roissy, près de Paris, les nombreux passagers français se réjouissent samedi matin de partir loin «prendre l'air frais», malgré la pandémie de Covid-19. Appareil photo autour du cou et chapeau de paille sur la tête, Emmanuel Aron n'aurait «pour rien au monde» annulé ses vacances en Crète. Comme lui, plus d'une centaine de personnes attendent, en file indienne et sans vraiment respecter la distanciation physique, le départ pour Athènes à 9h15 puis le second vol qui les emmènera à Héraklion.

«Les vacances, je les attends depuis décembre, j'ai besoin d'air frais», explique cet informaticien qui vit à Paris. «On sort d'une période difficile et puis j'ai franchement pas peur, je garderai un masque», assure-t-il. À Roissy-Charles-de-Gaulle, deuxième aéroport européen, seuls deux terminaux sur six sont ouverts. Résultat, les vacanciers sont concentrés aux mêmes endroits.

«Cette situation est ridicule»

«Cette situation est ridicule│, peste Christophe Dumont, 50 ans, qui part marcher une semaine dans les Alpes autrichiennes. «On nous bassine avec la distanciation mais on est collé les uns aux autres comme du bétail!». Ce chef de projet, originaire de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), n'a «aucune crainte de prendre l'avion. Et en Autriche, je serai en pleine nature, je laisse le Covid derrière moi, le temps des vacances», dit-il.

Dalila Ouatta a planifié les siennes à Noël. Elle part pour les îles Canaries. «Jusqu'au dernier moment, je ne savais pas si j'allais partir», raconte la toute jeune retraitée. Une semaine avant son départ, l'hôtel n'avait pas l'autorisation de rouvrir car l'établissement ne respectait les normes de sécurité et d'hygiène.

«Un peu peur»

«Je ne vous cache pas que j'ai un peu peur de prendre l'avion et d'y aller mais j'ai déjà engagé beaucoup de frais», confie Dalila, qui a écourté ses vacances de deux à une semaine. Pour Didier et Dominique qui vivent à Paris mais qui sont originaires de Corse, «l'été est particulier». Mais «entre le Covid à Paris et les plages de Porto-Vecchio, le choix est vite fait!», affirment-ils à l'unisson.

Au Terminal 2E, les hauts-parleurs rappellent presque toutes les 10 minutes l'obligation du port du masque et le respect de la distanciation physique, sans que personne ne prête vraiment attention. Le groupe Aéroports de Paris (ADP), gestionnaire des plateformes parisiennes, a également mis en place des distributeurs de gel hydroalcoolique, des caméras thermiques et aussi des centres de dépistage du Covid-19. Depuis samedi, les voyageurs en provenance de 16 pays classés rouges doivent montrer un test négatif.

«Je ne me voyais pas priver les enfants de vacances»

Trois jours avant leur départ pour Tahiti, Michel et Michelle Desmane, couple de retraités, ont fait le test. «Une fois arrivés, on en refera encore un autre quatre jours après, c'est obligatoire», explique Michel, originaire de Lozère. «On se plie aux exigences des autorités», poursuit sa femme. «On part en vacances mais on ne fait pas n’importe quoi. A Tahiti, il y a très peu de cas, vous vous imaginez si on débarque avec le Covid alors qu'il y a très peu d’hôpitaux sur l'île?» Le couple en «appelle à la vigilance des Français pendant les vacances».

Au comptoir d'enregistrement des bagages pour le vol de Londres, Alexandre Alano et ses trois enfants attendent patiemment leur tour et se réjouissent à l'idée de «changer d'air». «Je ne me voyais pas priver les enfants ni moi-même de vacances», confie l'ingénieur d'Étampes (Essonne). «Ça sera des vacances masquées mais des vacances!»

La pandémie a fait plus de 680 000 morts dans le monde depuis l'apparition de la maladie fin 2019 en Chine, selon un bilan établi par l'AFP à partir de sources officielles samedi.

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Nonono le 02.08.2020 08:20 Report dénoncer ce commentaire

    Je ne pars que tous les 3 ou 4 ans. Mais en tout cas cette année je ne pars pas du tout. Des vacances masqués... non merci. Les vacances c’est super cher, donc je ne veux pas les gâcher.

  • Mimi le 01.08.2020 21:23 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour moi aussi cette année pas de vacances, c'est du bon sens !! il y trop d'égoïsme, on peut bien se passer de vacances pour un été. Le retour de bâton va faire très mal à l'automne.

  • bonsens le 02.08.2020 05:30 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C’est pas une obligation de partir en vacances sérieusement on a été bloqué à la maison pendant des mois. Vous feriez mieux de garder votre argent pour la crise économique mondiale qui arrive et va durer 3 ans

Les derniers commentaires

  • zzert le 03.08.2020 09:22 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tu as tout dis triste réalité

  • barbares le 02.08.2020 16:19 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Si c était si dangereux , ils ne les auraient pas laissé

  • UnVraiVIP le 02.08.2020 12:09 Report dénoncer ce commentaire

    Moi, (moi), je dois partir, comme cela j'aurais des "aventures" à raconter à mes potes de la haute société. Et puis, je dois mettre des photos sur Facebook, pour que les gens me voient avec des hommes d'affaires, champagne, à la plage, mon laptop devant moi, le Smarty à l'oreille. Si je reste chez moi, les gens vont croire que je ne peux pas le faire, financièrement parlé. Mais ma banque m'a bien accordé le prêt pour que je puisse partir, en avion biensûr.

  • Père Whisky le 02.08.2020 09:59 Report dénoncer ce commentaire

    Il faut bien que les gens aient de quoi raconter à leurs collègues pour pouvoir se pavaner.

    • Jean B le 03.08.2020 09:39 Report dénoncer ce commentaire

      Tout le monde ne passe pas sa vie sur les réseaux sociaux !

  • Nonono le 02.08.2020 08:20 Report dénoncer ce commentaire

    Je ne pars que tous les 3 ou 4 ans. Mais en tout cas cette année je ne pars pas du tout. Des vacances masqués... non merci. Les vacances c’est super cher, donc je ne veux pas les gâcher.