En France

18 novembre 2017 13:59; Act: 18.11.2017 14:07 Print

Le Libanais Hariri reçu par le président Macron

Le Premier ministre libanais démissionnaire a été accueilli samedi à la mi-journée à l'Elysée par le président Emmanuel Macron pour un entretien suivi d'un déjeuner.

storybild

Le président français et le Premier ministre démissionnaire du Liban se sont embrassés sur le perron de l'Élysée. (photo: AFP/Thomas Samson)

Sur ce sujet

Saad Hariri a été reçu, «avec les honneurs dus à un Premier ministre», à la présidence quelques heures après son arrivée, vers 7h, en France en provenance de Ryad, où il avait annoncé le 4 novembre sa démission. Sur le perron de l'Élysée, M. Macron a embrassé M. Hariri avant qu'ils ne posent, souriants, face aux nombreux journalistes présents.

Ils ne se sont pas exprimés, mais Emmanuel Macron a ensuite tweeté: «Ahlan wa sahlan! Bienvenue à Paris Saad Hariri» en postant une vidéo tournée dans l'Élysée. Une demi-heure plus tard, les deux hommes, accompagnés de Brigitte Macron, sont redescendus dans la cour d'honneur pour accueillir Lara Hariri et le fils aîné du couple, Houssam, pour ensuite déjeuner.

Reçu «en tant que Premier ministre» du Liban

Avant l'entretien avec M. Hariri, M. Macron s'était entretenu au téléphone avec le président libanais Michel Aoun, qui «l'a remercié pour l'action de la France en faveur du Liban», a indiqué l'Élysée. M. Aoun lui a également confirmé que Saad Hariri «sera à Beyrouth le 22 novembre, jour de la fête nationale», comme la présidence l'avait annoncé un peu plus tôt.

M. Macron avait indiqué vendredi qu'il s'agissait d'une invitation «amicale pour discuter avec lui et accueillir le Premier ministre d'un pays ami». Il avait précisé que M. Hariri serait reçu à l'Élysée «en tant que Premier ministre» du Liban, car «sa démission n'est pas reconnue dans son pays puisqu'il ne s'y est pas rendu».

Détenteur de la nationalité saoudienne, M. Hariri avait invoqué, pour justifier sa démission, la «mainmise» du Hezbollah - membre du gouvernement et soutenu par l'Iran - sur la vie politique au Liban, et des craintes pour sa vie.

(L'essentiel/afp)