En France

04 juillet 2020 21:50; Act: 04.07.2020 21:58 Print

Affrontements à distance entre les pro et les anti-​​ours

L’abattage d’un plantigrade, début juin en Ariège, a fait réagir samedi ceux qui militent pour la réintroduction de cette espèces dans les Pyrénées. Ceux qui ne veulent pas l’y croiser ont aussi manifesté.

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La photo de l’ours mort avait été publiée sur Twitter par la ministre française de l’Ecologie, le 9 juin dernier. (photo: AFP)

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Quelque 150 personnes, soutenues par 14’000 pétitionnaires à Toulouse; environ 2000 manifestants près de l'Étang de Lers en Ariège : dans le sud-ouest de la France, les camps des pro et des anti-ours se sont mobilisés samedi, après l'abattage d'un plantigrade début juin.

A Toulouse, devant la préfecture, les manifestants ont réclamé le remplacement de l’ours abattu, un mâle de 4 ans, tué dans les Pyrénées ariégeoises, à l'appel de la Coordination des associations pyrénéennes pour l'ours (Cap ours). «Nous sommes 14’000 à manifester», a lancé aux participants le chef de file du camp pro-ours, Alain Reynes, invoquant le résultat, «constaté par huissière» d'une «télé manifestation» en ligne organisée conjointement. «Il est fondamental de remplacer l'animal tué, chaque spécimen compte», a lancé aux manifestants toulousains Alain Reynes, rappelant que l'État s'y était explicitement engagé dans son plan ours.

Parallèlement, près de 2000 éleveurs, élus, syndicalistes agricoles et chasseurs, étaient réunis en Ariège, autour de l'Étang de Lers, à l'appel du camp anti-ours. Ils réclament notamment la fin des lâchages d'ours et la suppression des spécimens les plus prédateurs.

Conflit sans fin

La mort de ce plantigrade a relancé le conflit récurrent entre éleveurs et défenseurs de la biodiversité depuis que la France a commencé dans les années 1990, en respect de ses obligations européennes, le repeuplement en ours du massif pyrénéen.

«Il faut retrouver les coupables, que l'affaire ne soit pas classée sans suite», a souligné Alain Marek, délégué régional de l'Association pour la protection des animaux sauvages.

L’Etat a porté plainte mais l'enquête n'a jusque-là pas abouti, tandis qu'une offre par l'ONG Sea Shepherd d'une prime de 45’000 euros pour toute information menant aux auteurs, recherche d’information à laquelle Cap ours ne s'est pas associée, a mis le feu aux poudres dans le camps des anti-ours.

A la peine pour ramener le calme, l'État avait gelé en janvier son programme de réintroductions, invoquant «une dynamique favorable de la population ursine», avec une cinquantaine de spécimens désormais recensés dans les Pyrénées. Mais pour les pro-ours, ce chiffre n’est pas suffisant pour garantir la survie de l'espèce.

Quelque 10 millions d'euros seront aussi mobilisés en 2020 pour soutenir la cohabitation entre ours et pastoralisme dans le massif pyrénéen, a annoncé jeudi le préfet d'Occitanie.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • olivier le 04.07.2020 22:24 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il s'agit comme avec les migrants, il y a des gens qui participent à des manifestations pour les accueillir en Europe, mais surtout pas dans le village où ces manifestants pro migrants habitent.

  • chouchou8894 le 05.07.2020 01:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Il y a qu’en France que les ours les loups etc posent problème ?? C’est vraiment triste

  • Encore un épidémie de bobos le 05.07.2020 12:50 Report dénoncer ce commentaire

    Tiens encore un lachà de bobos qui ont un avis sur comment devraient vivre les autres avec des animaux sauvages et dangereux, mais qui ne viennent jamais s'installer dans ces lieux où ils ont tout fait pour mettre la pagaille. Il est temps que ce genre de décisions soit prise par ceux qui vivent à l'année dans ces lieux et depuis longtemps. Que les bobos s'occupent des bêtes sauvages dans leurs villes, car il y a de quoi faire ... au lieu de s'occuper des affaires chez les autres ...

Les derniers commentaires

  • Mu le 05.07.2020 13:18 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Vous parlez des migrants qui sont en train d'agresser les européens venus les sauver sur un bateau lol quelle belle preuve d'humanité si ils voulaient vraiment être en contact avec leur famille il ne seraient pas venus. surtout que ça ne sont que des hommes et nous des hommes avec femme et enfants.

  • Encore un épidémie de bobos le 05.07.2020 12:50 Report dénoncer ce commentaire

    Tiens encore un lachà de bobos qui ont un avis sur comment devraient vivre les autres avec des animaux sauvages et dangereux, mais qui ne viennent jamais s'installer dans ces lieux où ils ont tout fait pour mettre la pagaille. Il est temps que ce genre de décisions soit prise par ceux qui vivent à l'année dans ces lieux et depuis longtemps. Que les bobos s'occupent des bêtes sauvages dans leurs villes, car il y a de quoi faire ... au lieu de s'occuper des affaires chez les autres ...

  • Titanic le 05.07.2020 12:25 Report dénoncer ce commentaire

    La France, le seul pays ou le lobi des chasseurs est tellement puissant que toute réintroduction même d'une peluche serait impossible. Et tout ça avec l'aval des préfet, des élus locaux, des ministères etc. en dépit de toutes les conventions internationales pourtant signées par la France ! Juste incroyable. En attendant, les Lynx, loups, chats sauvages, ours, se font massacrer. Intéressez vous à certaines ONG comme "Athenas" ou "FERUS" vous comprendrez mieux l'ampleur des dégâts malheureusement irréversibles en raison du QI de poulpe de certains (mes excuses aux poulpes).

  • Steph le 05.07.2020 12:23 Report dénoncer ce commentaire

    Et en plus les chasseurs sont contres ? Pas etonnant, ils se font passer pour les protecteurs de la nature, mais les chasseurs sont les 1er destructeur. Aucun respect pour les chasseurs.....

  • Antho le 05.07.2020 12:22 Report dénoncer ce commentaire

    Ils etaient la avant nous non ? Marre de cette mentalité d’humain qui ont le pouvoir sur tout. Laisssons les vivres en paix dans LEUR milieu naturel.