France

01 novembre 2017 12:22; Act: 01.11.2017 12:28 Print

Le corps retrouvé est celui de la joggeuse disparue

Le corps calciné découvert lundi dans l'est de la France est bien celui d'Alexia D., portée disparue depuis samedi dernier.

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Les enquêteurs ont déployé des grands moyens pour tenter de retrouver l'auteur du meurtre de la joggeuse.

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La jeune femme de 29 ans avait disparu samedi alors qu'elle faisait un footing, a annoncé mercredi le procureur de la République de Vesoul. «Les constatations réalisées sur le corps, dans la scène de crime, par les techniciens en identification criminelle ont été adressées dès hier à un laboratoire de police technique et scientifique. Leur exploitation ADN confirme que le cadavre découvert est bien celui d'Alexia D., la joggeuse disparue», a précisé Emmanuel Dupic dans un communiqué.

«L'autopsie du corps se déroulera jeudi» et «aucune communication ne sera faite sur ses résultats afin de préserver le travail des enquêteurs», a ajouté le magistrat. Les enquêteurs ont déployé les grands moyens pour tenter de retrouver l'auteur des faits et éviter une psychose dans la région de la commune de Gray (Haute-Saône), où vivait la jeune femme. L'autopsie devrait permettre de savoir si elle a été victime d'un accident ou assassinée. Le corps a été «volontairement brulé», transporté dans un bois et caché sous des branchages, où il a été découvert lundi par un élève gendarme, selon le magistrat.

Habitants sous le choc

L'enquête doit déterminer où la jeune femme a été tuée. Aucun suspect n'avait été identifié mardi soir, ont indiqué à l'AFP des sources concordantes. À Gray, les habitants restaient sous le choc, effarés de penser que l'assassin «est peut-être parmi les habitants» de cette ville où «tout le monde se connaît».

«Il y a un criminel en cavale. On ne s'attendait pas à ce genre de faits dans notre petite contrée bien sympathique», a confié le maire de cette commune de 5 000 habitants, Christophe Laurençot. L'édile a demandé à ses administrés «de ne pas entrer dans une psychose», «de rester unis et de ne pas sortir seuls».

Entendu comme témoin par les gendarmes, le mari de la jeune femme, un technicien en informatique de 33 ans, a décidé de se constituer partie civile, ont indiqué mardi à l'AFP ses avocats.

(L'essentiel/nxp/afp)