Homicide en France

31 janvier 2018 09:22; Act: 31.01.2018 12:01 Print

«Alexia pouvait avoir des accès de violence»

L'époux de la femme retrouvée morte dans un bois en octobre en France, a admis mardi l'avoir tuée. Il a été inculpé de meurtre. Son avocat tente d'expliquer le geste de son client.

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Un rictus de douleur déformait son visage lorsque le corps partiellement brûlé d'Alexia, sa femme âgée de 29 ans, avait été retrouvé fin octobre dans un bois : Jonathann Daval a finalement été inculpé de meurtre, mardi, après être passé aux aveux.

Trois mois jour pour jour après cette macabre découverte, cet informaticien de 34 ans a été «mis en examen pour meurtre sur conjointe encourant la réclusion à perpétuité», a déclaré au cours d'une conférence de presse la procureur de Besançon (est), Edwige Roux-Morizot.

En fin d'après-midi, les avocats de Jonathann Daval eux-mêmes avaient annoncé que leur client avait avoué, pendant sa garde à vue, avoir tué son épouse au cours d'une dispute.

«L'ensemble de ces explications et des éléments d'enquête ont abouti à des éléments suffisants pour imaginer que la mort a été donnée volontairement et non pas accidentellement», a en revanche considéré la procureure Edwige Roux-Morizot. «C'est vraisemblablement une dispute conjugale» qui est à l'origine du meurtre, a-t-elle précisé, soulignant que «la préméditation n'a pas été retenue».

L'étau s'était resserré depuis lundi autour de Jonathann Daval, interpellé à son domicile de Gray-la-ville (est) par les enquêteurs. «Il l'a étranglée», a déclaré devant la presse, quelques heures avant la procureur, un de ses avocats, Me Randall Schwerdorffer, assurant que son client n'avait «pas été dans une logique criminelle» et «n'avait impliqué personne d'autre». «Il n'a jamais essayé de mettre le feu au corps d'Alexia Daval», a ajouté l'avocat.

«Rabaissé, écrasé»

Pourtant, le corps d'Alexia Daval, une employée de banque, avait été retrouvé partiellement brûlé le 30 octobre, dissimulé sous des branchages dans le bois d'Esmoulins, près de Gray, à quelques kilomètres du domicile du couple.

Deux jours auparavant, c'est son mari qui avait signalé sa disparition, affirmant que sa femme était partie courir mais n'était pas rentrée. L'autopsie avait révélé que la jeune femme avait été victime de violences, de coups et avait été asphyxiée.

«L'un des conjoints était violent»

«Ils avaient une relation de couple avec de très fortes tensions. Alexia avait une personnalité écrasante, il se sentait rabaissé, écrasé. À un moment, il y a eu des mots de trop, une crise de trop, qu'il n'a pas su gérer», a raconté Me Schwerdorffer.

«C'est un couple dont malheureusement l'un des conjoints était violent mais ce n'est pas celui auquel on pense, c'est à dire qu'Alexia, en période de crise, pouvait avoir des accès de violence extrêmement importants à l'encontre de son compagnon», a expliqué l'avocat plus tard. «Il a essayé d'être ce gendre parfait, il n'a pas réussi. (...) Il l'a étranglée et après il a été dépassé par tout», selon son avocat.

(L'essentiel/afp)