Nordahl Lelandais

14 mars 2018 13:14; Act: 14.03.2018 14:13 Print

«C'était Nono le barjot, il ne savait pas s'arrêter»

Un ami du meurtrier présumé de Maëlys et du caporal Noyer dresse le portrait d'un homme sans avenir ni stabilité, qui ne connaissait pas ses limites.

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Qui est Nordahl Lelandais? Alors que les révélations se multiplient, l'énigme entourant ce personnage reste épais. Certains de ses amis le décrivent comme quelqu'un d'intégré mais ses ex-compagnes dressent de lui le portrait d'un homme violent, menaçant. Un profil qui a de quoi laisser perplexe, d'autant plus que les analyses de l'ensemble de ses connexions Internet ont dévoilé que le trentenaire fréquentait des sites de rencontres homosexuelles et consultait également des images à caractère pédopornographique.

Selon un ami interrogé par BFM TV, l'ex-militaire menait une vie relativement discrète dans la région, malgré son manque de stabilité. «C'était un squatteur, un vagabond. Il s'agrippait à tous les groupes. C'était un peu la pièce rapportée. Dans la soirée, c'était un peu l'ami rapporté par un autre ami», raconte Dylan. Nordahl Lelandais avait aussi tendance à passer chez ses amis sans prévenir, «à n'importe quelle heure».

«Il ne connaissait pas trop ses limites»

Le trentenaire, qui semblait ne pas savoir que faire de sa vie, avait du mal à garder ses amis. «Il n'avançait pas trop et forcément les gens s'éloignaient. Je ne l'ai jamais entendu avoir l'ambition de faire quelque chose, ne serait-ce que des vacances ou partir en voyage», explique Dylan, qui décrit ensuite un homme incontrôlable: «Nordahl, c'était Nono, Nono jusqu'à devenir Nono le barjot. C'était tout le temps Nordahl qui faisait la bêtise de trop, à aller un peu trop loin, à faire la blague de trop. Il ne connaissait pas trop ses limites, il ne savait pas trop s'arrêter. C'était un peu lourd», se souvient l'homme de 35 ans.

Dylan confirme par ailleurs que son ami avait un rapport aux femmes particulièrement compliqué et qu'il vivait très mal ses multiples ruptures amoureuses. «Il se croyait supérieur, donc le fait de lui dire "non" je pense que ça il l'acceptait mal. Il changeait un petit peu à partir du moment où vous lui disiez "non"», confie-t-il.

(L'essentiel/joc)