En France

07 mars 2018 14:08; Act: 07.03.2018 14:27 Print

Elle gifle la prof de sa fille et prend un an ferme

Une mère de cinq enfants a été condamnée mardi à Roanne (Loire) à une peine de 18 mois de prison dont un an ferme pour avoir giflé la maîtresse d'une de ses filles.

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La justice française est allée au-delà des réquisitions. (photo: Keystone)

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Le tribunal correctionnel est allé au-delà des réquisitions, le procureur ayant requis 12 mois de prison dont six mois ferme, a indiqué le parquet à l'AFP, confirmant une information du quotidien régional Le Progrès. «La peine est lourde, aberrante mais je ne vois pas comment la justice aurait pu être sereine», a déclaré l'avocat de l'accusée Me Hugues Roumeau.

Il a notamment pointé la mobilisation de quelques dizaines d'enseignants devant le palais pour soutenir leur collègue. Et l'absence d'un traducteur pour sa cliente, appartenant à la communauté Rom, dont les propos ont été traduits par son mari. La partie civile a aussi exprimé son incompréhension. L'enseignante est «choquée de la condamnation. Elle ne s'attendait pas à cela, elle voulait que son préjudice soit reconnu, pas qu'une mère de famille soit envoyée en prison», a réagi Me Julie Urcissin, collaboratrice de Me Jean-Louis Robert.

3 jours d'incapacité temporaire de travail

L'accusée, qui a cinq enfants dont un d'un an qu'elle allaitait toujours, a été incarcérée mardi soir à la prison de La Talaudière, près de Saint-Étienne, a souligné son conseil, qui ne souhaitait pas dire si sa cliente fera appel de sa condamnation.

Les faits remontent à mars 2017 à Mably (Loire), commune limitrophe de Roanne. Voyant une bosse sur la tête de sa fille, la maman accuse rapidement l'enseignante et directrice de l'école. Elle lui inflige plusieurs gifles, tire son écharpe, sa queue de cheval, sous le regard d'élèves, de parents et d'autres enseignants.

Une agression qui a entraîné 3 jours d'ITT (incapacité temporaire de travail). À l'audience, l'accusée n'a pas vraiment fourni d'explications sur son geste, se bornant à expliquer qu'elle avait attrapé l'écharpe pour se défendre face aux coups de l'enseignante. Une version contredite par des témoins.

(L'essentiel/afp)