07 janvier 2015 20:44; Act: 07.01.2015 21:00 Print

François Hollande décrète un deuil national jeudi

Le président français a annoncé une journée de deuil national jeudi en mémoire des «héros» victimes de l'attentat perpétré mercredi contre la rédaction de Charlie Hebdo.

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«Demain sera une journée de deuil national, je l'ai décrété», a déclaré François Hollande dans une allocution solennelle télévisée prononcée mercredi soir à l'Élysée, précisant que les drapeaux seraient mis en berne pendant trois jours. Un décret en ce sens signé du président de la République sera publié jeudi au Journal officiel.

«Je veux ici, en votre nom, dire toute notre reconnaissance aux familles, aux éprouvés, aux blessés, aux proches, à tous ceux qui sont aujourd'hui meurtris dans leur chair par ce lâche assassinat», a déclaré le chef de l'État. «Ce sont aujourd'hui nos héros et c'est pourquoi demain sera une journée de deuil national, je l'ai décrété», a-t-il enchaîné. «Il y aura à 12 heures un moment de recueillement dans tous les services publics et j'invite toute la population à s'y associer», a-t-il poursuivi, précisant que «les drapeaux seront en berne trois jours».

«La France a été attaquée en son cœur»

François Hollande a également annoncé qu'il réunirait jeudi «les présidents des deux assemblées ainsi que les forces représentées au Parlement pour montrer notre commune détermination». «Aujourd'hui, c'est la République toute entière qui a été agressée», a-t-il lancé. «La République, c'est la liberté d'expression, la République, c'est la culture, c'est la création, c'est le pluralisme, c'est la démocratie», a-t-il ajouté. «C'est ça qui était visé», a-t-il insisté.

Le chef de l'État a précisé que onze hommes et une femme avaient été tués dans l'attentat. Le procureur de Paris François Molins avait annoncé plus tôt un bilan de 12 morts et 11 blessés, sans préciser le sexe des victimes. «Ce lâche attentat a également tué deux policiers, ceux-là même qui étaient chargés de protéger la rédaction de Charlie Hebdo (…) journal qui était menacé depuis des années par l'obscurantisme et qui défendait la liberté d'expression», a ajouté François Hollande. Il avait ouvert cette intervention de 4 minutes 30, déclarant : «aujourd'hui, la France a été attaquée en son cœur à Paris». «La liberté sera toujours plus forte que la barbarie (…) et rien ne pourra nous faire fléchir», a lancé le chef de l'État en appelant au «rassemblement sous toutes ses formes».

(L'essentiel/AFP)