Enquête en France

19 juin 2017 07:33; Act: 19.06.2017 14:35 Print

L'agresseur avoue avoir insulté Kosciusko-​​Morizet

Les versions de la candidate de droite Nathalie Kosciusko-Morizet et de son agresseur divergent sur un point: le recours à la violence physique.

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L'agresseur présumé de Nathalie Kosciusko-Morizet «a reconnu avoir insulté» la candidate de Les Républicains, vaincue dimanche aux législatives françaises. Il a toutefois contesté toute violence physique à son encontre, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Entendu en garde à vue depuis samedi matin, l'homme de 55 ans a été déféré dimanche soir au palais de Justice de Paris, où il a passé la nuit en attendant d'être fixé sur son sort, a indiqué une source judiciaire.

Samedi, à la veille du second tour des législatives, ce maire de Champignolles s'était rendu de lui-même à la convocation des policiers chargés de l'enquête sur cette altercation qui avait provoqué la chute et l'évanouissement de l'ancienne ministre jeudi sur un marché parisien. Il avait été placé en garde à vue pour «violences volontaires sur personne chargée d'une mission de service public».

«"Bobo" de merde»

Les enquêteurs ont entendu le récit de Nathalie Kosciusko-Morizet et du suspect lors d'une confrontation samedi. À ce stade, leurs versions s'opposent: «Il a reconnu avoir insulté NKM, avoir arraché les tracts et les avoir jetés en sa direction. En revanche, il nie tout contact physique et avoir bousculé» la candidate LR comme cette dernière l'affirme, a rapporté une source proche de l'enquête.

D'après le récit d'une journaliste de l'AFP, la candidate de 44 ans, battue dimanche par son adversaire de la République en marche Gilles Le Gendre, distribuait des tracts sur le marché de la place Maubert dans le Ve arrondissement lorsqu'un homme les lui a pris pour les lui envoyer au visage, la traitant de «"bobo" de merde».

«À ce moment-là, elle se protège, elle met sa main devant son visage pour se protéger et les tracts heurtant sa main de manière assez violente, elle reçoit sa propre main dans sa figure», a relaté un photographe de l'AFP.

(L'essentiel/AFP)