FUSILLADE à LILLE

02 juillet 2012 11:35; Act: 02.07.2012 12:22 Print

Le complice du suspect a été identifié

L'homme qui a aidé à s'enfuir le tireur présumé des coups de feu sur une discothèque à Lille, faisant deux morts et six blessés dans la nuit de samedi à dimanche, a été identifié par les enquêteurs.

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Le drame s'est produit devant cette discothèque. (photo: AFP)

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«Il s'agit bien d'un homme. Il était déjà connu des services de police, mais pour des faits de moindre importance que le suspect principal», a indiqué une source proche de l'enquête, sans donner plus de détails. Elle précise qu'il «est bien complice des faits, mais son implication est plus légère (..), puisqu'il n'aurait joué que le rôle de chauffeur du tireur, qui est bien seul à avoir fait feu», a-t-il été ajouté.

Lundi matin, les deux hommes restaient toujours introuvables, même s'ils «seraient susceptibles de s'être rendus en Belgique», a indiqué une autre source. Un signalement des deux hommes a été diffusé auprès des policiers belges, alors que les forces de police en France «restaient toujours extrêmement mobilisées».

Le tireur présumé, apparemment furieux d'avoir été éconduit d'une discothèque en plein cœur de Lille dans la nuit de samedi à dimanche, était revenu devant l'établissement vers 3h du matin tirer à l'arme de guerre, avant de s'enfuir à bord d'une voiture conduite par un complice.

Connu des services de police

Cet «homme de 32 ans, qui résidait à Tourcoing (près de Lille), a un long passé de délinquance derrière lui et un profil violent. Il a déjà fait plusieurs séjours en prison pour des vols simples, des trafics de stupéfiants, abus de confiance, violences», selon Benoît Lecomte du syndicat de police Alliance.

Les deux personnes décédées sont une employée de 26 ans qui tenait le vestiaire, situé à l'entrée de la boîte de nuit, et un client, âgé de 27 ans, qui s'apprêtait à quitter l'établissement. Six autres personnes, dont le physionomiste de l'établissement et des clients, ont été blessées par balles. Leurs jours ne sont pas en danger.

(L'essentiel Online/AFP)