Présidentielle française

21 avril 2017 07:55; Act: 21.04.2017 07:56 Print

Le grand oral perturbé par l'attaque terroriste

Le dernier round télévisé des onze candidats sur France 2 a été bousculé jeudi soir par l'annonce d'une attaque sur les Champs-Elysées.

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Les onze candidats se trouvaient ensemble sur le plateau en toute fin d'émission. (photo: Martin Bureau / Pool)

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Vers 22h15, Emmanuel Macron a été le premier à réagir à l'antenne. «Cette menace, cet impondérable, fait partie du quotidien des prochaines années. Je veux témoigner toute ma solidarité à l'égard de nos forces de police et plus largement nos forces de l'ordre. Et je veux avoir une pensée pour la famille de la victime», a-t-il dit. À la suite de l'attaque sur les Champs-Elysées, François Fillon et Marine Le Pen ont annulé leurs derniers déplacements de campagne prévus vendredi, respectivement une randonnée à Chamonix et une visite dans un refuge pour animaux. Emmanuel Macron a maintenu ses deux meetings à Rouen et Arras.

«La lutte contre le terrorisme doit être la priorité absolue du prochain président», a dit M. Fillon. «On est en face d'un acte qui ressemble terriblement à un acte terroriste», a-t-il dit. Les autres candidats déjà passés, comme Marine Le Pen ou Jean-Luc Mélenchon, ont réagi sur les réseaux sociaux, alors que le Premier ministre Bernard Cazeneuve se rendait à l'Élysée retrouver le président Hollande, qui devait prendre la parole en fin de soirée. Peu après 21h00, alors que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen étaient déjà passés dans cette dernière émission politique avant le premier tour, les premières rumeurs de coups de feu sur la plus célèbre avenue de Paris apparaissaient sur les réseaux sociaux.

Les journalistes David Pujadas et Léa Salamé continuaient d'interroger les candidats en tenant les téléspectateurs informés en direct des circonstances encore floues des conditions des tirs qui ont tué un policier et blessé un autre. La confusion dominait, comme lorsque le candidat Jean Lassalle évoquait vers 23h00 la mort du deuxième policier blessé, démentie par le ministère de l'Intérieur, ou quand M. Fillon a évoqué «d'autres violences en cours», elles aussi démenties par les autorités.

(L'essentiel/AFP)