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19 mai 2017 17:07; Act: 19.05.2017 17:16 Print

Obsèques de la famille Troadec, trois mois après

Les obsèques de Brigitte, Pascal et leurs enfants Sébastien et Charlotte, tués en février près de Nantes, ont eu lieu dans l'intimité vendredi à Landerneau (Finistère).

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Un important dispositif policier a été mis en place autour de l'église et du cimetière voisin, alors que le drame avait été très médiatisé. (photo: Twitter)

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Quelque deux cent personnes ont assisté à la cérémonie à l'église Saint-Houardon, un édifice d'une capacité de 1 200 personnes situé dans le cœur de la ville d'où était originaire la mère de famille. Les quatre cercueils ont été conduits à l'intérieur de l'église à 14h30 avant d'en ressortir peu après 15h30. «Je n'avais jamais vu encore quatre cercueils comme ça (...) c'est très douloureux», a témoigné Lucien Saulnier, 74 ans, un ami des deux sœurs de Brigitte Troadec.

La famille «attendait ça depuis longtemps, de pouvoir amener les cercueils et faire le deuil», a-t-il poursuivi, décrivant une cérémonie «très triste». «C'est terrible de voir arriver des choses comme ça, soit disant pour des histoires de trésor», a estimé pour sa part Jean-Luc, un habitant de Landerneau qui ne connaissait pas directement la famille. «C'est mon cœur qui m'a guidé ici», a-t-il expliqué à l'AFP en refoulant un sanglot.

Loin des caméras

Un important dispositif policier a été mis en place autour de l'église et du cimetière voisin, alors que le drame avait été très médiatisé et que la famille a fait part de son souhait de se recueillir dans l'intimité et loin des caméras. Les époux Troadec, tous deux âgés de 49 ans, et leurs enfants de 21 et 18 ans, ont été brutalement assassinés dans la nuit du 16 au 17 février à leur domicile d'Orvault (Loire-Atlantique). Le beau-frère du père de famille, Hubert Caouissin, a avoué les avoir tués et démembrés.

Des fragments humains leur appartenant ont été découverts début mars lors de fouilles au domicile d'Hubert Caouissin, inculpé pour «assassinats» et «atteinte à l'intégrité d'un cadavre». L'assassin présumé a avancé devant les enquêteurs un mobile lié à un supposé héritage de pièces d'or mal partagé, entre sa compagne, également mise en examen dans le dossier, et son beau-frère Pascal. Un «trésor» qui aurait nourri sa «rancœur» pendant de longues années.

(L'essentiel/AFP)