En France

06 décembre 2017 14:11; Act: 06.12.2017 14:32 Print

Trois ex-​​dirigeants de Lafarge en garde à vue

L'enquête porte sur les conditions dans lesquelles le groupe a maintenu en 2013/2014 ses activités en Syrie dans une zone de conflit, tenue notamment par l'EI.

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L'ex-directeur général de Lafarge, Bruno Lafont, fait partie des trois personnes placées en garde à vue ce mercredi. (photo: AFP/Eric Piermont)

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Trois anciens dirigeants de Lafarge, dont l'ex-directeur général Bruno Lafont et l'ex-directeur général de LafargeHolcim Éric Olsen, ont été placés ce mercredi en garde à vue. Ils sont entendus dans le cadre de l'enquête sur la cimenterie de Jalabiya, en Syrie, a-t-on appris de source judiciaire.

Le troisième homme est l'ancien directeur général adjoint opérations de Lafarge, Christian Herrault. Tous trois sont entendus par les enquêteurs de la douane judiciaire, précise-t-on de même source. Deux anciens cadres de Lafarge et un responsable de la sécurité du groupe ont déjà été mis en examen vendredi dernier dans ce dossier.

De l'argent a été versé

Un porte-parole de LafargeHolcim a déclaré que le groupe coopérait pleinement avec la justice française mais qu'il ne faisait pas de commentaires sur une enquête en cours. «Sur la base des informations disponibles aujourd'hui, il n'existe pas d'indication selon laquelle les allégations portées sont susceptibles d'avoir un impact financier négatif» pour le groupe, a-t-il ajouté.

Une enquête interne a confirmé que de l'argent avait été versé à des groupes armés. La filiale syrienne de Lafarge LCS est également soupçonnée d'avoir utilisé du pétrole provenant de territoires contrôlés par Daech. Les anciens directeurs de LCS, Bruno Pescheux et Frédéric Jolibois, ont été mis en examen pour financement du terrorisme, mise en danger d'autrui et violation de la réglementation relative aux relations financières avec l'étranger.

Jean-Claude Veillard, responsable de la sécurité du groupe, et toujours salarié de LafargeHolcim, a été mis en examen pour financement du terrorisme et mise en danger d'autrui. Tous trois ont été placés sous contrôle judiciaire.

(L'essentiel/ats)