Décès de Naomi Musenga

11 juillet 2018 16:58; Act: 12.07.2018 11:37 Print

Une information judiciaire pour éclaircir l'affaire

Le procureur de la République de Strasbourg a annoncé l'ouverture d'une information judiciaire pour «non-assistance à personne en péril», après la mort de la jeune femme.

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La mort de la jeune femme a déjà provoqué la démission du responsable du SAMU, alors que l'assistante de régulation qui avait réceptionné l'appel de la victime, fait l'objet d'«une suspension à titre conservatoire depuis le 9 mai». (photo: AFP/Catherine Fabing)

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«Je procéderai dans les prochains jours à l'ouverture d'une information judiciaire du chef de non-assistance à personne en péril contre l'opératrice du centre des appels d'urgence et tous autres, ainsi que du chef d'homicide involontaire contre X», a indiqué le procureur de Strasbourg, Yolande Renzi, dans un communiqué. Le procureur a ajouté avoir reçu plusieurs membres de la famille de Naomi Musenga, mardi, «afin de leur donner connaissance des conclusions de l'enquête».

Il souligne avoir pu évoquer avec eux «les éléments médicaux obtenus, lesquels expliquent le décès de Naomi Musenga comme étant la conséquence d'une intoxication au paracétamol absorbé par automédication sur plusieurs jours». «La destruction évolutive des cellules de son foie a emporté la défaillance de l'ensemble de ses organes conduisant rapidement à son décès», ajoute le procureur.

La mort de Naomi Musenga, une Strasbourgeoise de 22 ans, décédée le 29 décembre, dont l'appel de détresse avait été traité avec mépris par une régulatrice du SAMU, avait soulevé une vague d'indignation en France. Un document sonore, relatant les échanges entre la jeune femme et l'opératrice, avait été largement diffusé dans les médias et sur les réseaux sociaux. L'ouverture d'une information judiciaire était l'une des demandes des parents de Naomi Musenga.

(L'essentiel/afp)