Justice en France

12 septembre 2019 17:04; Act: 12.09.2019 17:22 Print

Violent avec ses proches, il cite Daval en exemple

Un quadragénaire a été condamné mercredi, à Besançon, à 18 mois de prison avec sursis, pour avoir agressé sa femme et son fils, en faisant l'éloge de Jonathann Daval.

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Jonathann Daval a avoué le meurtre de son épouse Alexia. (photo: AFP/Sebastien Bozon)

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Le tribunal correctionnel de Besançon a suivi les réquisitions du parquet à l'encontre de ce chargé d'affaires de 41 ans dont la condamnation s'accompagne d'une obligation de soins et d'une interdiction de rentrer en contact avec sa femme, a précisé une source judiciaire.

Le 10 juillet dernier, cet homme jusqu'ici sans antécédent judiciaire, a tenté d'étrangler sa compagne, cadre bancaire, qui voulait le quitter. Leur garçon de six ans est intervenu pour essayer d'arrêter son père. L'homme a alors lâché sa femme et s'est retranché dans la cuisine avec son fils, armé de deux grands couteaux. Arrivés sur place, les policiers ont entamé des négociations avec le quadragénaire qui a lancé, avant d'être maîtrisé: «Au moins Jonathann Daval, il a eu le courage de tuer sa femme castratrice, ma femme (...) est castratrice».

Un procès attendu courant 2020

Que Jonathann Daval «puisse être brandi comme l'icône de ce qu'il faut faire quand on est un mari qui constate que son épouse veut (le) quitter (...), je trouve ça particulièrement choquant», s'était ému le procureur de Besançon, Étienne Manteaux, en juillet dernier. À l'audience, la vice-procureure Margaret Parietti a relevé que le prévenu vivait avec sa femme «depuis dix ans» et qu'il «était son rocher, son point d'ancrage, ne voulait pas la laisser partir et avait peur de ne plus voir son fils», a-t-elle indiqué.

Poursuivi pour meurtre sur conjoint, Jonathann Daval a reconnu avoir tué son épouse Alexia en octobre 2017 à Gray-la-Ville (Haute-Saône) lors d'une violente dispute conjugale, avant d'incendier partiellement son corps. Son procès est attendu courant 2020. En 2018, 121 femmes ont été tuées lors de violences conjugale, selon un décompte officiel du ministère de l'Intérieur.

(L'essentiel/afp)