Nouvelle attaque à Paris

21 avril 2017 08:31; Act: 21.04.2017 09:51 Print

«Ça a canardé», «les gens couraient et criaient»

Les personnes présentes sur les Champs-Élysées lorsque la fusillade a éclaté, jeudi soir vers 21h, racontent les scènes de panique qu'ils ont vécues.

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«Les gens couraient, se bousculaient et se cognaient aux tables»: cette jeune femme de 39 ans dînait tranquillement jeudi soir dans une brasserie des Champs-Elysées quand une fusillade a déclenché un vent de panique sur «la plus célèbre avenue du monde». Personne ne comprenait ce qui se passait, «surtout les touristes étrangers», raconte-t-elle, encore secouée. Dehors, les lumières des boutiques de luxe ont continué à briller mais les trottoirs se sont vidés d'un coup, laissant place à une forêt de gyrophares et au ballet d'un hélicoptère en survol.

La jeune femme, qui préfère ne pas donner son nom, terminait son repas dans cette brasserie quand un mouvement de panique a saisi la salle. «Les serveurs nous ont sommés de partir et d'évacuer par l'arrière du restaurant, mais il n'y avait pas de sortie donc on a dû se planquer dans l'arrière-cour». «Quelqu'un a dit: "ça a canardé, j'ai cru que j'allais y passer". Les serveurs ont éteint les lumières» et puis les pompiers sont arrivés, pour les aider à quitter les lieux.

Julien Courbet raconte la panique

Mehdi, un quadra consultant en communication, était attablé dans un restaurant alsacien tout proche quand la fusillade a éclaté. «J'ai entendu des tirs, je suis allé voir ce que c'était, j'ai vu des gens à terre, au moins deux corps, et des gens qui couraient partout, qui criaient. J'ai eu peur, je suis parti, j'ai même pas payé mon addition!».

Aussi présent dans un restaurant à proximité du lieu de l'attaque, l'animateur français Julien Courbet a confié avoir eu une «énorme frayeur». Au long de la soirée, il a relaté les événements sur Twitter. Après avoir été mis en sécurité dans le sous-sol de l'établissement où il se trouvait, Julien Courbet a expliqué n'avoir «jamais vécu une telle scène de panique». «On s'est réfugie dans des bureaux. Toutes les tables ont été renversées par des gens pris de panique», expliquait-il, avant de remercier le commerçant qui les a accueillis.


Après la panique de la fusillade, quand touristes et badauds ont pris leurs jambes à leur cou, fuyant vers les rues adjacentes, le calme est revenu. Mais l'ambiance restait tendue. Beaucoup se sont aussi réfugiés dans les brasseries, boutiques et cinémas de l'avenue. Au Lincoln, «des gens sont dans le cinéma, je ne peux pas vous dire combien, mais ils ne peuvent pas sortir, par précaution», confirmait vers minuit un employé à la caisse.


(L'essentiel/AFP)