Affaire Adama Traoré

02 juin 2020 21:45; Act: 02.06.2020 22:08 Print

À Paris, 19 000 personnes et des affrontements

19 000 personnes se sont données rendez-vous à Paris pour rendre hommage à Adama Traoré, un jeune homme prétendument victime d'une bavure en 2016. Des tensions ont éclaté.

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La manifestation avait été interdite par la préfecture de police, mais les manifestants étaient présents en nombre à Paris mardi afin de réclamer «Justice pour Adama». D'après une source judiciaire relayée par BFMTV, 19 000 personnes étaient présentes dans les rues de la capitale française pour dénoncer les violences policières.

Un rassemblement d'abord pacifique qui a tourné à l'affrontement en début de soirée. Une partie du périphérique a été bloquée, des barricades se sont formées et certains manifestants ont jeté des pierres sur les policiers. De l'autre côté, des militants se sont plaints d'être «gazés» par les forces de l'ordre.

«Quelques incidents en marge de la manifestation interdite pour lesquels les forces de l'ordre sont en train d'intervenir», a twitté peu après 21H00 la préfecture de police, qui avait interdit ce rassemblement à l'appel du collectif Adama, qui a réuni des milliers de personnes autour du palais de justice de Paris.

Des rassemblements similaires se sont tenus dans d'autres villes de France comme Lille et Marseille.

Parmi les manifestants de nombreux jeunes qui scandaient des slogans hostiles à la police. Sur les pancartes étaient affichés «Black Lives Matter» («la vie des noirs compte»), «Silence = asphyxie» ou encore «Décolonisons la police». «Aujourd'hui, quand on se bat pour George Floyd, on se bat pour Adama Traoré», a lancé Assa Traoré, sœur aînée d'Adama.

La responsabilité des gendarmes dans la mort d'Adama Traoré, un jeune homme noir décédé en 2016 lors d'une arrestation, est pointée par une nouvelle expertise réalisée à la demande de sa famille.

Le 19 juillet 2016, Adama Traoré était décédé dans la caserne de Persan, près de deux heures après son arrestation dans sa ville de Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise) au terme d'une course-poursuite et après avoir échappé à une première interpellation un jour de canicule.

(th/L'essentiel/afp)