Artiste en France

02 octobre 2020 18:12; Act: 03.10.2020 08:22 Print

Accusé de viols par une trentaine de femmes

L'artiste de rue parisien Wilfrid A. est accusé par plus d'une trentaine de femmes. Il a été placé en détention provisoire vendredi pour «viols» et «agressions sexuelles».

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Une première plainte a été déposée en juin, puis 25 femmes âgées de 19 à 49 ans ont à leur tour dénoncé les faits à la justice début juillet. (photo: AFP)

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Un artiste de rue parisien, accusé par plus d'une trentaine de femmes, Wilfrid A., a été mis en examen vendredi pour «viols» et «agressions sexuelles» et placé en détention provisoire. L'homme a été présenté à un juge d'instruction parisien au terme de sa garde à vue, débutée mercredi au 2e district de police judiciaire (2e DPJ) dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte le 26 juin. Quatre jours plus tôt, le magazine Neon avait publié une enquête dans laquelle des femmes témoignaient et accusaient de viols ou de violences sexuelles cet artiste parisien, connu pour son tag «L'amour court les rues» figurant dans de nombreux endroits de Paris.

«Avec l'aide de ses deux casquettes, celle du street artiste et celle du photographe, Wilfrid A. se livrerait à une traque inlassable, qu'on pourrait qualifier de frénétique, aux très jeunes femmes, et ce depuis au moins une décennie», écrivait le magazine. À la suite de l'article, une première plainte a été déposée en juin, puis 25 femmes âgées de 19 à 49 ans ont à leur tour dénoncé les faits à la justice début juillet, selon leur plainte. Douze l'accusent de «viol», treize d'«agression sexuelle», certaines étant mineures au moment des faits.

Wilfrid A «aborde les jeunes femmes dans la rue»

Ces 25 femmes décrivent un même «stratagème» de la part de Wilfrid A., qualifié de «prédateur sexuel» jouant de sa «notoriété» pour «agresser ses victimes». Wilfrid A «aborde les jeunes femmes dans la rue» et les «complimente» puis «leur propose généralement de devenir ses modèles photo ou encore les égéries de sa marque», selon cette plainte. Arrivées à son domicile, les jeunes femmes se voient souvent proposer drogue ou alcool. Devenant violent ou agressif, l'artiste aurait alors imposé à certaines des pénétrations sexuelles, à d'autres des agressions sexuelles.

La plainte était accompagnée du témoignage de 11 femmes, pour des agressions plus anciennes et prescrites. L'avocat de Wilfrid A. n'était pas joignable dans l'immédiat. Contacté à l'époque de la plainte, Me Joseph Cohen-Sabban avait répondu qu'«une enquête ne commence pas dans un magazine mais dans un service de police. On ne répond pas à des rumeurs, mais à des faits.» «Mon client est prêt à s'expliquer devant les enquêteurs», avait-il ajouté, évoquant sa «crainte d'être lynché» après avoir été la cible de «menaces».

(L'essentiel/afp)