Justice

19 février 2019 20:51; Act: 20.02.2019 10:16 Print

Alexandre Benalla placé en détention provisoire

Alexandre Benalla va passer une première nuit en prison: un juge a décidé mardi de placer en détention l'ancien collaborateur d'Emmanuel Macron.

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Benalla a été placé en détention. (photo: AFP/Geoffroy van der Hasselt)

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L'ex-chargé de mission de l'Élysée avait été convoqué mardi matin au tribunal de Paris par les juges d'instruction, tout comme son ami Vincent Crase, ancien employé de la République en marche, lui aussi mis en examen.

Le 31 janvier, Mediapart avait publié des enregistrements clandestins d'une conversation entre les deux hommes, datant du 26 juillet, soit quatre jours après leur mise en examen et alors que la justice leur avait interdit d'entrer en contact.

Suivant les réquisitions du parquet, les magistrats instructeurs ont choisi de saisir le juge des libertés et de la détention (JLD) qui a ordonné le placement en détention provisoire de M. Benalla, a indiqué une source judiciaire. Le cas de M. Crase devait être étudié dans la foulée mardi soir.

«Il n'y a pas de justification à cette révocation», a réagi, à l'issue de l'audience devant le JLD, l'avocate d'Alexandre Benalla, Me Jacqueline Laffont, annonçant qu'elle avait interjeté appel de cette décision.

«Une prétendue concertation»

Un référé-liberté, une procédure pour tenter d'obtenir une remise en liberté de façon plus rapide que par la voie de l'appel, a également été déposé, a précisé Me Laffont.

«On l'incarcère aujourd'hui pour une prétendue concertation qui aurait eu lieu il y a sept mois. Tout cela est ridicule», a ajouté l'avocate.

La défense d'Alexandre Benalla conteste la légalité des enregistrements publiés par Mediapart, estimant leur origine douteuse car ne provenant selon elle ni d’écoutes judiciaires, ni d’écoutes administratives.

Ses avocats ont déposé une plainte le 14 février pour «détention illicite d'appareils ou dispositifs techniques de nature à permettre la réalisation d'interceptions», «atteinte à l'intimité de la vie privée», «atteinte à la représentation de la personne» et «faux», selon une source proche du dossier.

(L'essentiel/afp)