En France

06 janvier 2019 12:45; Act: 06.01.2019 12:49 Print

Bardot «comprend la colère» des gilets jaunes

Brigitte Bardot dit soutenir le mouvement dans une interview au quotidien «Midi Libre». Selon elle, des millions sont utilisés de manière futile.

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L'icône du cinéma a donné son soutien dès le début des gilets jaunes. (photo: DR: Twitter)

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Brigitte Bardot a dit «comprendre» ce que vivent les «gilets jaunes». L'ancienne icône du cinéma français, qui s'est déclarée favorable au mouvement dès son démarrage en novembre, a par ailleurs jugé le président Emmanuel Macron «absolument pas convaincant».

«Je comprends ce qu'ils vivent, leur colère au quotidien», déclare Brigitte Bardot dans un entretien publié dans Midi Libre dimanche, au lendemain de l'«acte VIII» des «gilets jaunes» qui a rassemblé 50 000 personnes en France et été émaillé de heurts dans plusieurs villes.

«Quand je vois les millions utilisés pour des choses d'une futilité inimaginable, quand je vois les déplacements des politiques en avion privé, les voitures, les chauffeurs... Tout cet argent dépensé est insupportable. Qu'on le donne aux personnes qui n'ont plus un rond», a-t-elle développé.

Caserne dégradée

A Paris, 35 personnes interpellées samedi dont 27 majeurs ont été placées en garde à vue, a-t-on appris dimanche auprès du parquet de la capitale française. Le 29 décembre, lors de «l'acte VII», 57 personnes avaient été arrêtées dans la capitale et 33 d'entre elles placées en garde à vue.

La journée a été marquée par une intrusion de manifestants dans la cour des bureaux du porte-parole du gouvernement, Benjamin Griveaux, avec un engin de chantier. Des véhicules ont en outre été incendiés.

A Dijon, une caserne de gendarmerie a été dégradée, avec des grillages abîmés, lors de la manifestation des «gilets jaunes», selon des sources concordantes. Il n'y a pas eu d'intrusion ni d'autres dégâts, selon la gendarmerie.

Des manifestants ont ensuite jeté des «projectiles y compris des pavés» sur les forces de l'ordre qui ont riposté avec des gaz lacrymogènes, indique la préfecture. La manifestation a réuni 1200 personnes selon la police, 3500 selon les organisateurs. Bilan de la journée: deux gendarmes légèrement blessés et 25 interpellations.

«Ça suffit»

Dans ce contexte, le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a appelé dimanche les Français à se rassembler et à dire «ça suffit». Il a demandé à ses compatriotes de refuser la «violence» qui a assombri la dernière manifestation des «gilets jaunes» ainsi que «ceux qui cautionnent cette violence».

«Ce n'est pas un hasard» si les violences «touchent les abords de l'Assemblée nationale, un ministère, la presse», a poursuivi M. Le Maire, «elles s'attaquent à la démocratie». Selon lui, «il y a aujourd'hui des forces qui veulent mettre à bas la démocratie». Ces forces «s'arrogent le peuple français» alors qu'elles «sont une minorité». «Il faut écouter les minorités mais en fin de compte, en démocratie, c'est la majorité qui décide», a-t-il ajouté.

Pas de «gilet jaune» sur BFMTV

Parallèlement, Ingrid Levavasseur, une des figures des «gilets jaunes» qui devait intervenir ce dimanche à l'essai comme chroniqueuse dans une émission de la chaîne d'information BFMTV, a annoncé sur Facebook y renoncer après de nombreuses critiques sur internet.

La journaliste de BFMTV Apolline de Malherbe, qui avait eu l'idée de proposer à cette jeune aide-soignante vivant en Normandie et élevant seule ses enfants de devenir chroniqueuse dans son émission, a confirmé à l'AFP cette information.

Mme Levavasseur «nous a fait part des menaces physiques la visant si elle venait à BFMTV. Elle a décidé de renoncer. Nous avons compris sa décision et nous ne l'avons pas retenue face au déferlement de violences dont elle fait l'objet sur internet», a-t-elle dit. BFMTV a déploré «ce climat de violences qui conduit, sous la pression, à limiter l'exercice d'un simple débat démocratique».

(L'essentiel/nxp/ats)

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