Procès en France

06 décembre 2018 16:29; Act: 06.12.2018 16:46 Print

Bendaoud menace une victime des attentats

En sortant du tribunal, mercredi, Jawad Bendaoud a menacé une victime du 13 novembre, qui venait de témoigner. La jeune femme a porté plainte.

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Jawad Bendaoud se fait remarquer depuis le début de son procès en appel. (photo: AFP/Jacques Demarthon)

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Une jeune femme victime d'une explosion survenue au Stade de France, le 13 novembre 2015, a eu une altercation avec Jawad Bendaoud, mercredi, en marge de son procès, rapporte le Huffington Post. Sarah, qui témoignait à la barre, est sortie quelques minutes avant la fin de l'audience. Elle prenait l'air avec son avocate lorsque, selon ses dires, elle s'est retrouvée confrontée au «logeur des terroristes».

Agressif, Bendaoud la montre du doigt et lui lance: «Toi t'inquiète, je vais te retrouver, si je suis condamné tu vas voir ce que je vais te faire. Tu habites à Saint-Denis, passe rue du Corbillon (NDLR: l'adresse de Bendaoud), tu vas voir ce que je vais te faire». Sarah ne s'est pas laissé démonter et a rétorqué à l'homme de 32 ans: «Tu ne me fais pas peur, je n'ai rien à perdre, ce que j'ai vécu il y a trois ans c'était bien pire que ça». Des policiers sont intervenus mais Sarah a eu très peur: «S'il avait eu une arme, il n'aurait pas hésité», affirme-t-elle.

Selon son avocate, le témoignage de Sarah est capital, car «il fait le lien entre les victimes des attentats et celles de l'assaut de Saint-Denis». Le 13 novembre 2015, la Française terminait son service à la brasserie en face du stade de France quand l'explosion d'un kamikaze l'a «projetée». La jeune femme, qui en garde une longue cicatrice sur le front, a vécu un deuxième traumatisme cinq jours plus tard lorsqu'elle a été réveillée en pleine nuit par l'assaut lancé sur l'appartement de Bendaoud, que squattaient les terroristes. Sarah n'oubliera jamais la peur ressentie à ce moment-là: «J'ai pensé que les jihadistes venaient me chercher». Aujourd'hui, la victime ne comprend pas que Bendaoud soit autorisé à sortir seul du tribunal. «Le minimum serait de le faire raccompagner par des policiers», s'indigne-t-elle. La jeune femme a porté plainte pour menaces.

(L'essentiel/joc)