France

12 septembre 2019 07:45; Act: 12.09.2019 10:14 Print

Bruno Le Maire reçoit une lettre avec trois balles

Le ministre français de l'Économie a reçu plusieurs menaces de mort ces dernières semaines, tout comme son collègue Gérald Darmanin.

Sur ce sujet
Une faute?

Bruno Le Maire et Gérald Darmanin sont sur les dents. Le ministre français de l'Économie et des Finances ainsi que le ministre de l'Action et des Comptes publics ont reçu, ces dernières semaines, plusieurs menaces de mort, rapporte Le Point. Mardi, une lettre est arrivée à Bercy. La missive, accompagnée de trois balles, visait explicitement les deux membres du gouvernement. «C'est du 9 mm, mais sur place, ce sera du 11.43», était-il écrit dans ce courrier.

«C'est la première fois qu'il y a des balles, ça prend des proportions inquiétantes», confie au Parisien une personne de l'entourage de Bruno Le Maire. Ce n'est pas la première fois que le ministre de l'Économie et des Finances est visé. Le 19 août, la gendarmerie de Bayonne avait reçu une lettre où il était écrit: «La maison de Bruno Le Maire va être pulvérisée pendant le G7 (prévoir un périmètre de sécurité) à Saint-Pée-sur-Nivelle». Le politicien passait précisément ses vacances dans sa résidence du sud-ouest du pays quand le G7 a débuté à Biarritz. Quelques jours plus tard, Le Maire a reçu une deuxième lettre, qui lui était directement adressée.

Le ministre a déjà déposé deux plaintes en août et s'apprête à le faire une troisième fois. Il avait déjà été menacé lors de la campagne présidentielle de François Fillon, qu'il avait fini par lâcher à cause du «Penelopegate». «Mais ça n'avait rien à voir avec la menace de pulvériser sa maison ou l'envoi de balles», précise un conseiller de Le Maire. Quant à Darmanin, il avait lui aussi déjà reçu des menaces et des insultes l'année dernière après avoir été accusé d'abus de faiblesse.

Ces nouvelles menaces s'inscrivent dans un climat de violence contre le gouvernement. Cet été, plusieurs permanences de députés ont été dégradées. En février, le domicile du président de l'Assemblée nationale, Richard Ferrand, avait failli être incendié. Et pas plus tard que mardi, un gilet jaune a été condamné à 800 euros d'amende pour menaces de mort sur Facebook contre la secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, Marlène Schiappa.

(L'essentiel/joc)