En France

05 septembre 2021 22:12; Act: 06.09.2021 12:15 Print

Des centaines d'opposants contre les «bassines»

Plusieurs centaines d'opposants aux «bassines», réserves d'eau géantes dédiées à l'irrigation agricole, se sont mobilisés dimanche pour dénoncer leur impact écologique.

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Ces réserves doivent être alimentées par l'eau des cours d'eau et des nappes phréatiques en hiver, ce qui fait dire aux opposants qu'elles constituent une «privatisation rampante de l'eau au profit de quelques-uns». (photo: AFP/Philippe Lopez)

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Entre 500 et 1 000 personnes se sont rendues à pied jusqu'au site où doit être prochainement creusée l'une des seize «bassines» prévues sur le bassin de la Sèvre niortaise, situées en majorité dans le département des Deux-Sèvres.

Ces réserves doivent être alimentées par l'eau des cours d'eau et des nappes phréatiques en hiver, ce qui fait dire aux opposants qu'elles constituent une «privatisation rampante de l'eau au profit de quelques-uns».

Des pancartes «De l'eau pour nos rivières», «Plus de vaches, moins de bâches» ou encore «No Bassaran», le slogan des opposants, étaient visibles dans le cortège, réuni à l'appel du collectif «Bassines Non Merci».

À l'aide de «pigouilles», des bâtons de bois qui servent à pousser les barques dans le marais poitevin, les manifestants ont symboliquement délimité l'emprise du projet. Sur ce terrain, une pelleteuse avait été incendiée il y a plusieurs jours.

«Le premier usage à protéger, c'est l'eau potable»

«On ne valide pas (ce geste) mais on ne condamne pas non plus», a assuré Julien Leguet, porte-parole de «Bassines Non Merci».

Même si le tribunal administratif de Poitiers a demandé à la coopérative de l'eau des Deux-Sèvres de revoir sa copie pour 9 des 16 bassines prévues, les travaux des premières réserves sont imminents.

«Ils pourraient démarrer d'ici une à deux semaines à Mauzé-sur-le-Mignon (Deux-Sèvres). Cette manifestation, c'était pour nous l'une des toutes dernières occasions pour faire entendre notre voix», a affirmé Julien Leguet.

Présente à Saint-Sauvant, tout comme le candidat du NPA à la présidentielle Philippe Poutou, pour lequel l'opposition aux bassines s'inscrit dans une lutte «contre les logiques productivistes», la maire écologiste de Poitiers Léonore Moncond'huy a souhaité que des décisions soient prises «maintenant ou dans les mois qui viennent» pour protéger l'accès à une eau «de plus en plus rare». «Le premier usage à protéger, c'est l'eau potable», a-t-elle dit.

(L'essentiel/AFP)

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Les commentaires les plus populaires

  • Kango le 06.09.2021 08:03 Report dénoncer ce commentaire

    Faudrait peut-être adapter les cultures au climat plutot que d'arroser des champs. Que l'Europe ne donne ses aides que dans le cas ou les cultures sont adaptées au climat.

  • laurent DENISE le 06.09.2021 09:12 Report dénoncer ce commentaire

    Il existe une méthode très simple pour passer d’un déficit chronique en eau a une saine abondance : les agences de l’eau ont taxé les prélèvements, il suffit donc de faire l’inverse : Taxer les rejets en rivières ! Les rivières sont caractérisées uniquement par leurs sources, tous les apports supplémentaires (ruissellements urbains, stations d’épuration, fossés, etc …) doivent aboutir dans des bassins de rétentions pour une infiltration ou un recyclage ! On peut agir très vite puisque toutes les lois existent déjà, il suffit juste de les faire appliquer aux collectivités

  • YOLO le 06.09.2021 11:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Qu'ils utilisent donc de l'eau de mer,après sa désalinisation elle sera pompée dans des pipelines à travers le pays. (Qu'ils ne se permettent pas de ne nous dire que la distance est un problème majeur.) Même si ce projet coûterait une fortune,se serait une source d'eau inépuisable "pour tous". Hélas,pour des conneries,l'argent coule toujours à flot.

Les derniers commentaires

  • laurent DENISE le 06.09.2021 12:38 Report dénoncer ce commentaire

    L'information capitale que BNM ne veut pas entendre sur l'eau est écrite sur le site de l'INRAE depuis plusieurs années : https://" il est urgent de mettre à jour les représentations du cycle de l'eau de la Terre utilisées dans l'éducation et la recherche : contrairement aux idées reçues les pluies ne viennent PAS exclusivement de la mer mais au 2/3 de la végétation (évapotranspiration) , " autrement dit la végétation ne consomme pas d'eau mais provoque les pluies !

  • Truc le 06.09.2021 12:20 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    les écologistes savent que la grande majorité des cultures dont destinés au bétail

  • YOLO le 06.09.2021 11:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Qu'ils utilisent donc de l'eau de mer,après sa désalinisation elle sera pompée dans des pipelines à travers le pays. (Qu'ils ne se permettent pas de ne nous dire que la distance est un problème majeur.) Même si ce projet coûterait une fortune,se serait une source d'eau inépuisable "pour tous". Hélas,pour des conneries,l'argent coule toujours à flot.

    • laurent denise le 06.09.2021 12:39 Report dénoncer ce commentaire

      L'information capitale que BNM ne veut pas entendre sur l'eau est écrite sur le site de l'INRAE depuis plusieurs années : https://" il est urgent de mettre à jour les représentations du cycle de l'eau de la Terre utilisées dans l'éducation et la recherche : contrairement aux idées reçues les pluies ne viennent PAS exclusivement de la mer mais au 2/3 de la végétation (évapotranspiration) , " autrement dit la végétation ne consomme pas d'eau mais provoque les pluies, c'est pourquoi il ne pleut pas dans les

  • REMUE-MÉNAGE le 06.09.2021 11:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Kango Tu es tout à fait raison, ils doivent s'adapter aux types de cultures (seigle, sorgho...) et la façon de cultiver à la quantité de pluie qui leur arrive.

  • Cerveau QI le 06.09.2021 10:12 Report dénoncer ce commentaire

    Ces écologiques pensent que les petits légumes poussent sans eau et uniquement avec l'eau des pluies. Les agriculteurs ont déjà assez dû mal comme ça avec toutes ces sècheresses. Et si on ne veut pas de trouver des légumes génétiquement modifiés ou éviter l'utilisation des produits chimiques une solution écologique doit être trouvée, celle-ci ne semble pas mal en créant des bassins artificiels...