Interview de Benalla

27 juillet 2018 20:29; Act: 27.07.2018 20:33 Print

«Des gestes vigoureux, mais aucun coup»

Dans une interview accordée à la chaîne française «TF1», l'ancien collaborateur de la présidence française nie avoir porté des coups contre des manifestants.

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L'ancien collaborateur de la présidence française, Alexandre Benalla, réaffirme, dans une interview enregistrée pour le journal de 20h de la chaîne TF1, n'avoir pas «porté» de coup lors de son intervention contre des manifestants le 1er mai à Paris.

«Il y a des gestes qui sont vigoureux, qui sont rapides, mais il n'y a aucun coup porté», déclare ce proche du président Emmanuel Macron, licencié la semaine dernière par l'Élysée après la divulgation de l'affaire. Ses propos paraissent contredire les images dont la révélation par Le Monde, le 18 juillet, a déclenché la crise la plus grave subie par l'exécutif depuis l'élection en mai 2017 d'Emmanuel Macron.

Une série de vidéos montre M. Benalla, alors adjoint du chef de cabinet de la présidence, frappant et malmenant des manifestants le jour de la Fête du travail. «Ce qui me choque c'est que les médias n'ont pas diffusé les images d'avant et les images d'après», plaide le jeune homme dans un extrait de l'interview diffusé en avance par LCI, la chaîne d'info en continu de TF1: «c'est-à-dire les images qui provoquent ma réaction et ce qui se passe après, au moment de l'interpellation.»

«Je ne considère pas avoir commis d'acte répréhensible par la loi, je considère juste avoir été confronté à des gens qui sont des casseurs, qui ont commis des actes délictueux. J'ai eu une réaction de citoyen qui a voulu aider à appréhender des gens qui sont pour moi des délinquants», poursuit-il en reprenant les arguments développés dans une interview accordée jeudi au Monde.

Alexandre Benalla a été inculpé notamment pour «violences en réunion». Le retentissement politique de cette affaire se poursuit. Après l'audition de nombreux protagonistes de l'affaire par des commissions d'enquête à l'Assemblée nationale et au Sénat, deux motions de censure seront débattues mardi par les députés.

(L'essentiel/nxp/afp)