Hommage au professeur

18 octobre 2020 15:59; Act: 18.10.2020 16:10 Print

Des milliers de personnes dans les rues de France

Des milliers de personnes étaient rassemblées dimanche à Paris place de la République pour rendre hommage à Samuel Paty, le professeur d'histoire décapité vendredi dans les Yvelines.

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Des milliers de personnes ont défilé dans les rues pour rendre hommage au professeur décédé. (photo: AFP/Christophe Simon)

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Brandissant des pancartes «non au totalitarisme de la pensée» ou «je suis prof», ils saluaient dans le calme la mémoire de cet enseignant assassiné après avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves de 4e, dans un collège de Conflans-Sainte-Honorine.

«Je suis Samuel», «Liberté d'expression, liberté d'enseigner», scandaient des personnes sur place. De longs applaudissements étaient régulièrement entendus. Le Premier ministre Jean Castex, la maire de Paris Anne Hidalgo, la présidente de la région Ile-de-France Valérie Pécresse et le chef des Insoumis Jean-Luc Mélenchon étaient sur place.

Autour de la statue de la place de la République, qui continuait à se remplir, certains brandissaient des drapeaux tricolores, d'autres des pancartes sur lesquelles on pouvait lire «il fait sombre au pays des lumières» «je suis musulman, je suis contre la violence, je suis pour la liberté d'expression», «je suis enfant de prof» ou encore «je suis prof».

Un homme a joué la chanson de Hugues Auffray «Adieu Monsieur le professeur» à la guitare, que chantaient de nombreuses personnes réunies autour de lui. Des Marseillaise étaient également entonnées.

«Ils avaient peur de venir»

Certains manifestants portaient des pancartes où étaient affichées des caricatures de Mahomet publiées par Charlie Hebdo. La Une du journal satirique «Tout ça pour ça», publiée début septembre à l'occasion de l'ouverture du procès des attentats de 2015 et qui reprenait les caricatures, était également brandie par certains.

«Je suis là comme prof, comme maman, comme française et comme républicaine», a affirmé Virginie, professeure de musique en région parisienne.

Guigané, 34 ans et médiatrice socio-culturelle en Essonne, porte son fils de 4 ans sur les épaules. Elle est là pour rendre hommage à Samuel Paty, et «s'indigner contre cet acte odieux et affreux». «Il ne faut pas que cette violence s'installe et devienne notre quotidien ni qu'on s'y habitue», affirme-t-elle.

Véronique, en doudoune, enseignante en conservatoire, est venue avec son mari mais sans leurs enfants adolescents. «Ils avaient peur de venir», a-t-elle dit. Pour elle, «il est temps de se manifester».

(L'essentiel/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Sissi le 18.10.2020 19:18 Report dénoncer ce commentaire

    Le problème est que ces manifestations n'amènent strictement rien de concret sur la table. Il est grand temps de prendre des mesures plus radicales contre ces fanatiques religieux.

  • Macaron le 19.10.2020 08:54 Report dénoncer ce commentaire

    Réunion de plus de 6 personnes interdites depuis samedi. Comme quoi il y a toujours 2 poids 2 mesures avec le gouvernement français qui agit toujours dans son sens à lui ... ce n’est plus une république mais un état où la dictature s’installe lentement mais sûrement

  • rassemblementsinterdits le 19.10.2020 09:48 Report dénoncer ce commentaire

    voilà le nouveau hotspot de corona virus..cela va surement amener les hôpitaux à leur bouts. ils n'avez pas pu protester digitalement, faire une pétition ou que sais je au lieu de se rassembler et provoquer de nouvelles restrictions.

Les derniers commentaires

  • Sad Clown le 20.10.2020 04:10 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C’est avec des gens comme vous Romeo qu’ils s’infiltrent dans notre système. Vous êtes complice et rêvez debout. Il n’y a pas d’intégration possible, car ils ne veulent pas... tout simplement, ils veulent juste imposer.

  • Sad Clown le 19.10.2020 12:05 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Pour parler, les politiques de tous bords sont là, mais pour réagir il n’y a plus personne. Si eux ne bougent pas, les citoyens feront eux-mêmes le ménage. Comprenne qui veut.

  • Jean REIM le 19.10.2020 11:20 Report dénoncer ce commentaire

    Et au Lux ? Y-avait-il un rassemblement ? Arf j'oubliais, grand naïf que je suis, le contexte est différent ici... ??? au Fait ! Pourquoi ? Devinez.......

  • Sowat le 19.10.2020 10:40 Report dénoncer ce commentaire

    Il ne faut pas faire l'amalgame entre les extrémistes qui prônent la violence, qui ne fait pas partie de la religion, et les personnes normalement constituées dans leur tête qui pratiquent une religion en toute bienveillance et en toute paix.

  • Sowat le 19.10.2020 10:37 Report dénoncer ce commentaire

    De mon point de vue, on ne peut pas réclamer le respect des valeurs républicaines dont la liberté d'expression fait partie, si on ne respecte pas la liberté d'avoir la foi. En blasphèmant, on heurte, donc on ne respecte pas les personnes qui ont la foi. Je suis bien évidemment pour le respect des valeurs républicaines à 200%, mais de mon point de vue, blasphémer n'est pas une valeur républicaine. De plus, on sait que l'Islam, le Coran, interdisent de tuer. Il ne faut pas faire l'amalgame entre l'extrémisme qui mène forcément à la violence et les personnes normalement constituées dans leur tête