Attentat à Nice

30 octobre 2020 16:24; Act: 30.10.2020 17:06 Print

«Elle aimait tout le monde et était très croyante»

Les autorités brésiliennes ont confirmé le décès lors de l'attaque de Nice, de Simone Barreto Silva. Elle est morte après s'être réfugiée blessée dans un restaurant à proximité de la basilique.

storybild

Simone Barreto Silva était mère de famille.

Sur ce sujet
Une faute?

Âgée de 44 ans, elle vivait en célibataire à Nice, avec ses trois enfants dont deux en bas âge selon ses voisins, dans le quartier populaire de Gambetta.

«Simone était une femme extraordinaire, toujours souriante, elle parlait bien à tout le monde, elle venait souvent manger chez nous avec sa famille et sa sœur, ce sont des gens bien», raconte à l'AFP, Angela Tavarès, qui tient un bar-restaurant capverdien au rez-de-chaussée de l'immeuble où vivait la victime.

Ancienne danseuse de samba, Simone Barreto Silva, s'arrêtait souvent prendre un café dans l'établissement de Mme Tavarès, avant d'aller chercher ses enfants à l'école. «Elle aimait bien les picanhas, une spécialité brésilienne de viande bovine. L'autre jour, on a mis la musique et on était en train de danser avec elle», raconte la restauratrice, en pleurs.

«Si on avait envie de toucher à la joie de vivre, on ne pouvait pas mieux trouver»

«On l'avait accompagnée dans le cadre de notre projet "Des étoiles et des femmes"», raconte Nathalie Moya, qui coordonne, au sein de l’association Forum Jorge François, à Nice, l'accompagnement des femmes vers un CAP cuisine.

«Elle a réussi son diplôme il y a deux ans et voulait monter son restaurant», précise-t-elle, se souvenant d'une femme «solaire», «toujours en train de prendre les gens dans ses bras».

«Elle aimait tout le monde et elle était aussi très croyante. Si on avait envie de toucher un symbole, celui de la joie de vivre, on ne pouvait pas mieux trouver», note Mme Moya.

Une femme de 60 ans presque décapitée

Une autre victime de l'attentat se nomme Vincent Loquès, un sacristain dévoué pour sa paroisse. L'identité de la troisième victime, une femme de 60 ans, n'a pas été révélée. Mariée et mère d'enfants aujourd'hui adultes, elle fréquentait régulièrement l'église, selon une source proche du dossier.

Le procureur du parquet antiterroriste Jean-François Ricard a indiqué que son corps avait été trouvé à l'entrée de la basilique. «Elle présentait un égorgement très profond de l’ordre d'une décapitation», a indiqué le magistrat.

(L'essentiel/afp)