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19 octobre 2019 10:59; Act: 19.10.2019 11:06 Print

Elle avait découpé sa collègue en morceaux

Pour une rivalité professionnelle, une quinquagénaire a tué sa collègue en 2016, l'a découpée avec une scie à métaux puis transportée à l'aide d'un chariot de supermarché.

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Les membres ont été transportés à l'aide d'un chariot de supermarché et la tête dans un sac à dos. (photo: AFP)

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Qu'est-ce qui peut pousser quelqu'un à tuer sa collègue de travail avant de la découper en morceaux et de jeter ses membres dans le Canal du Midi? Sophie Massala, une mère de famille de 55 ans, est jugée pour cela à partir de lundi à Toulouse. Au printemps 2016, les membres sectionnés de Maryline Planche ont été découverts dans le centre de la Ville rose, disséminés le long des rives du Canal du Midi. «La singularité de cette affaire, c'est que ce n'est pas seulement un meurtre, il ressort une inhumanité extraordinaire. Une affaire inédite et horrible», lâche Me Georges Catala, avocat de la famille de la victime, avant le procès aux assises de Haute-Garonne.

«Les psychologues et les psychiatres disent qu'elle n'a pas de carences mentales, s'étonne-t-il, la façon dont cette femme se conduit montre qu'elle était très soucieuse de passer entre les mailles du filet policier». La quinquagénaire a été tuée le 12 mai 2016, dans son appartement du quartier Saint-Georges, en plein cœur de Toulouse, la tête fracassée avec une bouteille. Puis découpée avec une scie à métaux. De l'immeuble jusqu'au canal, distant de 500 mètres, les membres ont été transportés à l'aide d'un charriot de supermarché et la tête dans un sac à dos.

La «démembreuse du Canal du Midi»

Sophie Massala est interpellée quelques jours plus tard à Montpellier et passe aux aveux. Au sein des bureaux toulousains de l'Association de gestion du fonds pour l'insertion des personnes handicapées (Agefiph), la mauvaise relation entre les deux quinquagénaires, très différentes de caractère, était notoire. D'un côté, Sophie Massala, décrite comme joviale, mythomane et manipulatrice. De l'autre, une employée consciencieuse, solitaire et discrète, qui vivait seule.

Mal voyante, elle venait d'être opérée et sortait d'un rendez-vous chez son ophtalmologue le jour où elle a été tuée. Mme Planche faisait des heures supplémentaires et était bien vue par sa hiérarchie, ce qui énervait semble-t-il Mme Massala, qui venait de se faire pincer après avoir dérobé des tickets-restaurant. Selon l'accusation, Mme Massala, surnommée la «démembreuse du Canal du Midi», nourrissait une «obsession haineuse» à l'égard de Mme Planche. Les deux femmes se connaissaient depuis à peine quelques mois.

(L'essentiel/afp)