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19 août 2019 18:09; Act: 20.08.2019 11:06 Print

Elle fournissait des filles aux joueurs de foot

Selon «Nice Matin», le tribunal correctionnel de Grasse va juger une affaire visant une femme qui mettait en relation de jeunes filles avec de riches footballeurs professionnels.

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«Nice-Matin» a publié une photo floutée de la proxénète présumée.

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L'histoire fait la Une de Nice Matin ce lundi. Le titre: «Les drôles de soirées VIP des stars du foot». La page 16 du quotidien français est consacrée à l'affaire, qui occupe depuis plusieurs mois la justice grassoise. Sous le titre «Entremetteuse pour stars du foot ou proxénète?», l'article révèle que Stéphanie, 40 ans, de Cagnes-sur-Mer, mettait en relation des jeunes filles et des footballeurs en empochant de juteuses commissions.

Le média révèle qu'une juge d'instruction, aidée par la section financière de la police judiciaire de Nice, a enquêté durant plusieurs mois sur les activités de Stéphanie. Sur les réseaux sociaux, elle a pu collecter d'innombrables images de fêtes et de «pool-party» organisées notamment à Nice, Monaco, Saint-Tropez, Londres, Dubai et Genève. Des footballeurs de renom (Mario Balotelli, Mathieu Valbuena, Jason Denayer, Jérémy Menez, Tiémoué Bakayoko, etc.) s'y amusent avec de jolies filles dont certaines se sont forgées une petite réputation dans des émissions de téléréalité. À ce stade de l'enquête, aucun joueur n'est poursuivi. Certains ont simplement été entendus comme témoins.

Filles choisies sur catalogue

Le journal azuréen révèle le mode de fonctionnement du supposé réseau. Stéphanie envoyait des photos de filles aux footballeurs qui effectuaient leur sélection sur «catalogue» et prenaient ensuite en charge les frais des demoiselles au cours de vacances ou de soirées.

Si Stéphanie s'offusque d'être comparée à une mère maquerelle et prétend que les jeunes femmes majeures et consentantes n'ont fait que passer des vacances gratuites avec des joueurs de foot fortunés, la justice soupçonne que ces voyages masquaient un véritable réseau de prostitution. «La justice grassoise lui reproche d'être une proxénète qui tire des revenus occultes en facilitant la prostitution de ces jeunes femmes», écrit Nice Matin. Le parquet a décidé de renvoyer l'affaire devant le tribunal correctionnel de Grasse. La date du procès n'a pas encore été fixée.

(L'essentiel)