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28 novembre 2017 09:59; Act: 28.11.2017 10:17 Print

Greenpeace «visite» une autre centrale nucléaire

Plusieurs militants de l'organisation écologiste se sont introduits mardi sur le site de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, six semaines après leur coup d'éclat à Cattenom.

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L'Autorité de la sûreté nucléaire (ASN), organisme indépendant, et EDF ont assuré mardi matin que l'intrusion de plusieurs militants de Greenpeace sur le site de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, en Ardèche, n'avait aucun impact sur «la sûreté» des installations. «Cette intrusion n'a, à ce stade, aucune conséquence sur la sûreté des installations», assure l'ASN dans un communiqué, après l'intrusion par effraction de 22 militants de Greenpeace sur le site à 6h20.

«Cette intrusion n'a eu aucun impact sur la sûreté des installations», affirme de son côté EDF, selon qui «les intrus sont restés en dehors de la zone nucléaire». Pour EDF, qui a condamné «des actions violentes d'un mouvement multipliant les illégalités», il s'agit d'une «infraction au regard du Code de la défense, qui donnera lieu au dépôt d'une plainte».

4 réacteurs à eau sous pression

«L'intrusion a immédiatement été détectée par les équipes de sécurité du site et le peloton spécialisé de protection de la gendarmerie les a interceptés et mis sous contrôle», indique le groupe. L'ASN déclare pour sa part suivre en temps réel l'état des installations, «à titre de précaution» et être «en contact avec la préfecture de l'Ardèche, l'exploitant EDF et (l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire) IRSN».

Elle est aussi «en relation avec l'autorité compétente pour les questions de malveillance qui est le Haut Fonctionnaire de Défense et de Sécurité (HFDS) du ministère de l'environnement». Le site de Cruas-Meysse abrite la centrale nucléaire exploitée par EDF sur le territoire des communes de Cruas et de Meysse. Cette centrale est constituée de 4 réacteurs à eau sous pression.

(L'essentiel/afp)