Harcèlement scolaire

08 novembre 2018 13:46; Act: 08.11.2018 14:02 Print

Harcelé, un enfant de sept ans «veut mourir»

Dans une courte vidéo publiée mardi soir sur les réseaux sociaux, un jeune écolier français confie qu'il n'en peut plus de se faire frapper à l'école.

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La vidéo est devenue virale sur Internet, créant de nombreuses réactions.

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Une vidéo mise en ligne mardi soir, a été abondamment partagée sur les réseaux sociaux. Dans cette séquence de moins d'une minute, un garçon de sept ans raconte son calvaire à l'école. Lucas* explique qu'il est la victime désignée d'un autre écolier «depuis l'année dernière» et qu'il n'en peut plus. «J'ai dit à ma maman que je veux rejoindre le Bon Dieu. Je veux mourir», confie l'enfant au téléphone qui le filme.

Dans cette vidéo tournée à visage découvert, Lucas nomme son agresseur et donne le nom de son école. Il raconte que son bourreau a également commencé à s'en prendre à son petit frère. «J'en ai marre de ce petit garçon. Il n'arrête pas de me taper tous les jours. Je veux rejoindre le Bon Dieu pour toujours», conclut l'enfant, au bord des larmes.

École prise à partie, harceleur présumé menacé

Selon Le Parisien, les trois enfants dont il est question sont effectivement scolarisés dans le même établissement catholique privé dans l'Aisne. La mère de Lucas, qui n'est pas l'auteur de la vidéo, a déposé une plainte pour harcèlement, le mois dernier, auprès de la gendarmerie. Elle refuse de s'exprimer dans les médias tant que la famille du harceleur présumé continue de se murer dans le silence. Le garçon dénoncé dans la vidéo a été entendu jeudi par les gendarmes de sa commune. «Les parents de la victime et du présumé auteur ont déjà été reçus par la direction de l'école, qui a mis en œuvre plusieurs mesures adaptées à l'âge des enfants», explique le rectorat.

Désignée nommément par Lucas, l'école a été prise à partie par plusieurs internautes. L'établissement refuse d'entrer dans les détails, en raison de l'âge des protagonistes, mais sa directrice affirme que «les autorités compétentes ont été prévenues». «Ma collègue a fait son travail, on ne peut pas dire que nous n'avons rien fait face à cette situation», appuie un autre membre de la direction. Quant au petit garçon désigné par Lucas, il est désormais la cible d'internautes qui menacent de s'en prendre à lui.

* Prénom d'emprunt

(L'essentiel/joc)