Rescapé du Bataclan

20 janvier 2020 13:35; Act: 20.01.2020 13:48 Print

Il découvre un «terroriste» dans son bureau

Un quadragénaire qui avait remonté la pente, après les attentats de Paris, accuse son entreprise d'avoir réveillé ses traumatismes en organisant un exercice «alerte-attentat». Il saisit les prud'hommes.

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Guillaume Delmas est employé depuis huit ans de WAM, une société intégrée au groupe Publicis. Un jour de juin 2018, ce rescapé de l'attaque du Bataclan était en train de rejoindre son bureau quand, dans un couloir, il s'est retrouvé face à un faux terroriste armé. «J'ai su par la suite que c'était une fausse Kalachnikov, que c'était un terroriste de pacotille et qu'il s'agissait d'un exercice de sécurité lié au terrorisme», explique l'homme de 49 ans à Franceinfo. Le Français affirme que son employeur ne l'avait pas prévenu de cet exercice.

Un mois après cet incident, Guillaume Delmas a été mis en arrêt maladie. En mai 2019, cet arrêt a été requalifié en accident de travail. En thérapie et sous antidépresseurs, le quadragénaire estime que cet exercice «alerte-attentat», organisé par sa société, a réveillé ses traumatismes. Il saisira ce mardi les prud'hommes en se basant sur un article du code du travail qui stipule que «l'employeur doit prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs».

Deux employés décédés

Guillaume Delmas avait pourtant enfin remonté la pente après les tragiques événements du 13 novembre 2015. Après cet épisode, il a l'impression de tout devoir reprendre de zéro. Cet exercice «a fait péter tous les points de suture que j'étais en train de broder sur ma cicatrice depuis deux ans et demi, ça l'a complètement rouverte», dénonce l'employé. La triste ironie de cette histoire, c'est que la société Publicis a été lourdement touchée par l'attaque du Bataclan. Selon Guillaume Delmas, deux de ses collègues sont morts. «Et deux ou trois autres ont arrêté de travailler, donc ce n'est pas comme si Publicis ne savait pas».

Le Français reproche surtout à son employeur de ne pas l'avoir averti avant l'exercice. Il aurait, ainsi, évité de se rendre au travail ce jour-là. L'avocate du quadragénaire souligne que selon une expertise médicale que son client a subie au mois de mai 2019, l'état de santé de Guillaume «n'est pas en lien avec les seuls attentats terroristes du mois de novembre 2015, mais surtout, et essentiellement, avec l'exercice de sécurité du mois de juin 2018». L'employé réclame la résiliation judiciaire de son contrat de travail et une indemnisation. Contactée par Franceinfo, Publicis n'a pas souhaité faire de commentaire.

(L'essentiel/joc)

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Les commentaires les plus populaires

  • why le 20.01.2020 20:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Une employée a été agressée par des collègues racistes et violents psychologiquement . Elle a alerté sa chef . Qui lui a répondu liberté d expression au lieux de la protège mettre des limites et ces teneurs de propos racistes. Cette chef a même organisé une réunion pour que les bourreaux continuent leur acharnement en lui donnant des «  conseils » .. l intimidation le mobbing le racisme la discrimination devraient être strictement interdit par la loi

  • jean le 21.01.2020 06:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    S’est surtout une histoire d’indemnisation .

  • milou le 21.01.2020 02:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mais quelle indelicatesse... je comprends tout à fait.. soutienn et force a cet employé qui nbedt pas épargné...????

Les derniers commentaires

  • jean le 21.01.2020 06:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    S’est surtout une histoire d’indemnisation .

  • milou le 21.01.2020 02:59 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Mais quelle indelicatesse... je comprends tout à fait.. soutienn et force a cet employé qui nbedt pas épargné...????

  • why le 20.01.2020 20:33 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Une employée a été agressée par des collègues racistes et violents psychologiquement . Elle a alerté sa chef . Qui lui a répondu liberté d expression au lieux de la protège mettre des limites et ces teneurs de propos racistes. Cette chef a même organisé une réunion pour que les bourreaux continuent leur acharnement en lui donnant des «  conseils » .. l intimidation le mobbing le racisme la discrimination devraient être strictement interdit par la loi