Disparition de Maëlys

04 septembre 2017 15:08; Act: 04.09.2017 16:07 Print

«Il n'en est pas capable, c'est pas possible!»

La mère de l'homme écroué dimanche soir refuse de croire en l'implication de son fils. «C'est un garçon gentil qui ne ferait de mal à personne», assure-t-elle.

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L'affaire de la disparition de la petite Maëlys, 9 ans, a connu un coup d'accélérateur dimanche soir, avec la mise en examen d'un suspect âgé de 34 ans. Cette personne a été mise en examen pour «chef d'arrestation, enlèvement, séquestration ou détention arbitraire de mineur de 15 ans» à la suite de «résultats de (la) police technique et scientifique», a précisé le parquet de Grenoble.

Interrogée par RTL, la mère du trentenaire refuse de croire en l'implication de son fils: «Il n'en est pas capable, c'est pas possible!», affirme-t-elle. Elle poursuit: «Je n'ai pas fait un monstre, ça n'a jamais été un monstre. Non, c'est pas un monstre. C'est un garçon gentil qui ne ferait de mal à personne». Cette femme explique que lors de sa courte remise en liberté, son fils lui a juré qu'il était innocent. «On s'acharne sur lui parce qu'il faut trouver un coupable», dénonce-t-elle.

Au micro de RMC, la mère du suspect conteste la pertinence des traces d'ADN retrouvées dans la voiture de son fils. Elle avance une explication: «Vous savez, ils ont joué. Il y avait des jeux sur place. La petite, elle (les) a touchés. Lui, il va toucher derrière, il va rentrer dans sa voiture et toucher sa voiture, et voilà, puisqu'on trouve d'infimes traces. Qu'on retrouve quelque chose de vraiment important, je comprendrais, mais là, ce sont d'infimes traces».

Nombreux éléments troublants

L'homme de 34 ans mis en examen avait mis la puce à l'oreille des enquêteurs en se montrant peu cohérent et approximatif lors de son premier interrogatoire. Le suspect, connu pour des infractions de droit commun touchant notamment aux stupéfiants, est un copain du marié. Il faisait partie des invités de la fête et avait reconnu s'être absenté pendant la soirée avant de revenir un peu plus tard. «Comme d'autres convives, il était invité au vin d'honneur puis à revenir pour partager le dessert», avait expliqué Maître Méraud, son avocat.

Le trentenaire, qui a reconnu avoir discuté avec Maëlys lors de cette soirée, a caché aux enquêteurs la possession d'un téléphone portable. Il a nettoyé sa voiture, une Audi A3, le lendemain de la fête et assuré aux autorités qu'il avait l'intention de la vendre le jour d'après. «L'acquéreur potentiel a confirmé les dires de mon client», avait assuré le défenseur du suspect. Une trace de l'ADN de la fillette a été retrouvée sur le tableau de bord du véhicule.

Le suspect a admis avoir fait monter la petite dans son Audi A3, assurant qu'elle voulait simplement voir si les chiens du trentenaire se trouvaient dans le coffre. Autre point troublant: l'homme présentait des griffures à un bras et un genou. Il avait expliqué s'être fait ces marques en faisant du jardinage. Lors de son interrogatoire, l'homme a encore raconté avoir fait un aller et retour à son domicile pour changer de short après l'avoir taché de vin. Le vêtement en question n'a, cependant, pas été retrouvé par les enquêteurs.

(L'essentiel/joc)