Victime de l’attentat de Nice

30 octobre 2020 10:32; Act: 30.10.2020 11:43 Print

«Il prônait la paix, aidait les SDF, il avait bon cœur»

Parmi les trois victimes de l’attaque au couteau perpétrée par un terroriste dans la basilique Notre-Dame de Nice, le sacristain, père de deux enfants.

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Vincent Loquès était le gardien de la basilique Notre-Dame de Nice. (photo: Facebook)

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Tous les paroissiens de Notre-Dame de Nice le connaissaient et l’appréciaient. Vincent Loquès, sacristain de la basilique de 54 ans, est décédé jeudi dans l’attaque au couteau qui a coûté la vie à trois personnes. Salarié laïc de la paroisse depuis 2013, il était chargé de l’accueil des fidèles niçois ainsi que de la bonne tenue des cérémonies. Père de deux enfants, c’est lui qui ouvrait chaque matin, les portes de la basilique, vers 8h30.

«C’est notre sacristain, je l’ai encore vu hier, comme tous les jours il aidait. Il donnait à manger aux réfugiés, il avait bon cœur», pleurent une mère et sa fille, paroissiennes venues se recueillir après l’attaque terroriste. France 3 régions a rencontré des fidèles sous le choc après la nouvelle de la mort du gardien de la basilique. «Je le connaissais depuis quinze ans, je suis sans voix, vraiment attristé. Tous les matins, je prenais mon café avec lui, il était toujours souriant, toujours dans la joie, témoigne un voisin et ami. Il m’apprenait plein de choses, il prônait la paix, aidait toujours les SDF, ça fait vraiment mal au cœur».

Bon vivant expansif et sympathique

Jeudi matin, le terroriste a gravi les marches juste après l’arrivée des premiers visiteurs. Impossible de dire si le sacristain a vu ou non arriver l’homme qui allait l’assassiner. Égorgé à l’arme blanche, Vincent Loquès est décédé sur place, à l’endroit où il passait le plus clair de son temps, «presque dans son salon» comme le confie un fidèle au Parisien: «Il était là en permanence, poursuit l'une d'elles. Ce n’était pas qu’un sacristain. Il était l’homme à tout faire. Les bougies étaient tout le temps bien éclairées. Je le revois en train de marcher pour les allumer». Le sacristain est unanimement décrit comme «un bon vivant expansif et sympathique».

Deux femmes étaient présentes à l’arrivée de l’assaillant. L’une d’elles, une Brésilienne de 44 ans, a pu s’enfuir de la basilique et est décédée «dans un restaurant situé à proximité, des suites des multiples plaies», selon le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard. Un reporter de BFM TV, la voix remplie d’émotion, a rapporté les derniers mots que la mère de famille a pu transmettre aux équipes de secouristes avant de perdre la vie: «Dites à mes enfants que je les aime». La troisième victime, âgée de 60 ans, a été retrouvée devant l’entrée principale et a probablement été la première cible du terroriste.

(L'essentiel/lom)