France

12 septembre 2019 13:48; Act: 12.09.2019 14:22 Print

«Il y a quarante minutes d'images cachées»

L'émission «Quotidien» a diffusé mercredi l'intégralité des images de la perquisition, menée le 16 octobre 2018, dans les locaux de la France Insoumise. Mélenchon est ravi.

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Les membres de la France insoumise sont ravis. Mercredi soir, l'émission «Quotidien» a publié sur YouTube 40 minutes d'images, sans coupe ni montage, montrant la perquisition du 16 octobre 2018 au siège du parti, à Paris. Jean-Luc Mélenchon et ses acolytes, qui criaient à l'injustice depuis près d'un an, considèrent cette diffusion comme une victoire, relève le Huffington Post. La France insoumise reprochait en effet à Yann Barthès et son équipe d'avoir fait un résumé tronqué des faits, ne montrant à l'antenne que les passages où Jean-Luc Mélenchon et Alexis Corbière pétaient les plombs.

«Depuis un an, «Quotidien» cachait ces moments où Corbière et moi rassurons les policiers et appelons au calme. C'est le contraire de ce que montrent depuis octobre dernier les 30 secondes que diffuse «Quotidien» et tous les moutons de Panurge de l'officialité médiatique», a écrit sur son blog le chef du parti, qui se félicite que «la vérité éclate». «Il y a quarante minutes d'images cachées, pas moins! Et ces images sont parlantes», ajoute-t-il. Son bras droit, Alexis Corbière, a pour sa part réagi lors d'un point presse organisé mercredi soir. «C'est une grande satisfaction pour nous, car ces images montrent les choses telles qu'elles se sont déroulées», a-t-il déclaré.

Une séquence montrant le face-à-face explosif entre Jean-Luc Mélenchon et un policier, devant les portes des locaux de la France insoumise, avait fait un buzz monumental. Furax, les yeux exorbités, le chef du parti avait collé son visage à celui de l'agent et hurlé: «La République, c'est moi!». D'autres images, tournées à l'intérieur des bureaux montraient ensuite une situation complètement hors de contrôle, entre bousculades, empoignades et engueulades. «Vous êtes violent! Vous l'avez étranglé! Hé, je suis député, moi, monsieur!», a hurlé Corbière, à un policier.

Pourtant, le bras droit de Mélenchon estime que l'intégralité de la vidéo prouve que «personne n'a physiquement cherché à pénétrer sur les lieux de la perquisition». «Ces images, nous ne les avions pas. Nous les demandions depuis longtemps», a souligné Corbière. Or, comme le rappelle BFM TV, en juin dernier, le journaliste de «Quotidien» Paul Larrouturou expliquait que la police était venue deux fois à la rédaction: «Deux réquisitions judiciaires: une le 19 octobre 2018 à la demande de l'équipe de Jean-Luc Mélenchon, et une seconde le 1er février 2019 à la demande de la justice pour documenter l'enquête pour acte d'intimidation contre l'autorité judiciaire, rébellion et provocation».

Les 19 et 20 septembre, Jean-Luc Mélenchon et cinq de ses proches comparaîtront pour les accrochages ayant émaillé ces perquisitions.

(L'essentiel/joc)