Attentat de Nice

02 avril 2019 17:30; Act: 02.04.2019 17:51 Print

«J'ai enterré la moitié de mon enfant»

Les parents d'un garçon de 4 ans décédé lors de l'attaque terroriste de Nice, le 14 juillet 2016, viennent de découvrir que certains de ses organes avaient été prélevés à l'hôpital.

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Yanis fait partie des 86 personnes fauchées par un camion à Nice, le soir du 14 juillet 2016. (photo: TF1)

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La vie de Samira et Mickaël a basculé le 14 juillet 2016. Ce soir-là, leur fils de 4 ans est décédé sur la Promenade des Anglais à Nice, fauché par un camion lancé à pleine vitesse. Yanis fait partie des 86 victimes de cet attentat. Depuis, le couple essaie tant bien que mal de faire son deuil, mais une nouvelle bouleversante vient de les frapper.

La semaine dernière, les parents de la petite victime ont appris que des organes de leur enfant avaient été prélevés à l'hôpital, révèle France Maghreb 2. «J'ai été informée par une autre maman de victime. Elle a lu le rapport d'autopsie. On nous a rendu les corps de nos enfants sans leurs organes. Ils sont conservés à l'institut médicolégal Pasteur à Nice», explique Samira à «Nice-Matin».

Le couple est sous le choc. «J'ai enterré la moitié de mon enfant», lance la maman de Yanis, qui dit avoir perdu le sommeil. Samira et Mickaël indiquent que leur avocat était en possession du rapport du médecin légiste depuis fin 2016, mais qu'il n'avait pas vu l'information concernant le prélèvement des organes de Yanis. La maman du garçonnet, elle, dit n'avoir pas eu la force de consulter le document.

Selon Samira, l'avocat est parvenu à obtenir la restitution prochaine des organes, à savoir le foie, le pancréas et une partie des poumons de l'enfant. Pas de quoi apaiser la colère de sa mère: «Pourquoi ont-ils fait ça? Il n'y a pas de raison valable. Ils n'ont pas le droit de prendre les organes d'un enfant de moins de 13 ans sans l'accord des parents», s'indigne-t-elle.

D'après le procureur de Nice, Jean-Michel Prêtre, ces prélèvements sont tout à fait légaux. Après l'attentat, les autorités avaient décrété qu'il n'était pas nécessaire d'autopsier les enfants, à l'exception de ceux qui avaient succombé à l'hôpital. L'établissement a prélevé des organes pour se prémunir d'une action en justice sur les soins dispensés par le personnel médical. Samira et Mickaël s'apprêtent, eux, à affronter une nouvelle épreuve: «Il va falloir qu'on subisse un deuxième enterrement et qu'on ouvre sa tombe», déplore la maman de Yanis.

(L'essentiel/joc)

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Les commentaires les plus populaires

  • Fairytale le 02.04.2019 18:37 Report dénoncer ce commentaire

    Je suis pour le don d'organes mais dans ce cas précis où les prélèvements ont été faits juste pour se prémunir d'éventuels procès il aurait fallu en parler aux parents !

  • yann le 02.04.2019 19:08 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    C vraiment horrible ...pauvres parents la moindre des chose c est de demander

  • libre penseur le 02.04.2019 18:14 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    pourquoi ouvrir une tombe pour y mettre un morceau de poumons et pancréas 3 ans après ! je respecte le deuil mais bon un bout d'organe après 3 ans ..... laisser le petit en paix ....

Les derniers commentaires

  • Mimi le 10.12.2019 17:02 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Et bien moi je n’accepterai jamais qu’on prélève des organes sur ma fille car c’est sa phobie !

  • De passage le 03.04.2019 13:32 Report dénoncer ce commentaire

    Arretez de vous acharner sur une enveloppe charnelle tous le monde redeviendra poussière de toute façon, les boudhistes l'on bien compris l'important n'est pas là.

  • QuiTuVeux le 03.04.2019 10:02 Report dénoncer ce commentaire

    Le don d'organes est une bonne chose, souvent accompagné d'un drame nous oublions qu'il y a encore quelque chose de "positif" à la mort de quelqu'un. Mais se servir par contre c'est vraiment anormal !!

  • Nath le 03.04.2019 08:41 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    sauf qu ici il ne s agit pas de "don" d organes du tout !! les organes du petit ont été conservés au cas où ( plainte contre l hôpital... ). Je pense que les parents auraient eu une autre réaction s ils avaient appris que justement les organes de leur fils avaient servis pour sauver / aider d autres personnes...

  • fabilux le 03.04.2019 08:39 Report dénoncer ce commentaire

    c'est une pratique courante, il ne faut pas se leurrer!

    • LESLUTUNS le 04.04.2019 16:16 Report dénoncer ce commentaire

      Il me semple d'ailleurs que si personne n'a émis d'opposition au prélèvement, pour soi-même ou ses enfants mineurs, les textes prévoient que le consentement est acquis - Et cela permet de sauver des vies