Obsèques de Maëlys

02 juin 2018 15:51; Act: 02.06.2018 16:10 Print

«J'ai partagé neuf années de bonheur avec toi»

Neuf mois après sa mort, la fillette de 9 ans a été enterrée samedi. Une cérémonie faite dans l'intimité.

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Des larmes et des fleurs blanches: plusieurs centaines de personnes participaient samedi aux obsèques de Maëlys de Araujo, neuf mois après la disparition, lors d'un mariage, de la fillette dont le corps a été retrouvé en février. «Neuf mois que nos vies sont brisées. J'ai partagé neuf années de bonheur avec toi», a déclaré en larmes Jennifer Cleyet-Marrel, la mère de Maëlys, au début de la célébration dans l'église de La-Tour-du-Pin (centre-est de la France).

Dans le centre-ville, les commerçants avaient disposé des ballons blancs, symbole de «l'innocence» devant leurs devantures. La mystérieuse disparition de cette fillette de presque 9 ans, lors d'une soirée de mariage le 27 août 2017, avait ému toute la France.

Des dizaines d'hommages

L'église ne comptant que 400 places pour la famille et les proches, la cérémonie était retransmise sur un écran géant placé sur le parvis ensoleillé pour quelque 200 personnes, venues parfois de loin, et les médias. L'inhumation devait ensuite avoir lieu, «dans l'intimité», au cimetière de la commune où les parents de la fillette ont des attaches familiales. Ce village est situé à une vingtaine de kilomètres de Pont-de-Beauvoisin où Maëlys avait disparu.

Dès le début de la matinée, des habitants, seuls ou en famille, sont venus déposer des gerbes blanches sur les marches et signer les registres de condoléances à l'extérieur de l'église. Sébastien, 45 ans, a voulu «rendre hommage à Maëlys» car il se dit «très touché par ce drame» qui «peut arriver à tout le monde. C'est une étape importante pour la famille. Ils vont enfin pouvoir l'enterrer», ajoute cet habitant de La-Tour-du-Pin.

Catherine, 56 ans, dont la fille a été «assassinée» a également voulu «témoigner son soutien à la famille. Je veux être là pour elle. Ce sont des choses qui ne devraient pas arriver».

(L'essentiel/afp)