Nordahl Lelandais

02 juin 2018 12:58; Act: 02.06.2018 13:02 Print

«J'ai tué Maëlys, c'était comme dans un jeu vidéo»

Les experts ont rendu leur rapport sur l'homme qui a reconnu avoir tué la petite Maëlys et le caporal Arthur Noyer.

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Les conclusions de l'expertise psychiatrique de l'ancien militaire font froid dans le dos. Nordahl Lelandais, qui a reconnu le meurtre de la petite Maëlys, 9 ans, et du caporal Arthur Noyer, 24 ans, est décrit par les experts l'ayant entendu comme un «pervers d'une dangerosité criminologique extrême», ayant «une personnalité clivée de type pervers». C'est ce que rapporte BFMTV qui a eu accès au rapport. Les psychiatres estiment également que l'homme est pénalement responsable de ses meurtres car il n'était pas atteint d'un «trouble psychique ou neuropsychique ayant aboli son discernement ou le contrôle de ses actes».

Nordahl Lelandais a été entendu à deux reprises dans le cadre de cette expertise psychiatrique, en mars puis en avril, selon la radio RTL . Il s'est d'abord montré évasif sur les faits qui lui sont reprochés: «J'ai tué Maëlys, cette pauvre enfant qui n'avait rien demandé. C'était comme dans un jeu vidéo. Ça peut pas être un mec normal qui a fait un truc pareil». Il aurait par la suite évoqué une «deuxième personne» qui est en lui: «Tout d'un coup, je suis sorti de mon corps. J'étais comme spectateur. Comme si j'étais à côté de la voiture, comme un fantôme qui vole à côté d'elle. Une deuxième personne était en moi».

«Dangereux, pervers et manipulateur»

L'ancien militaire reconnaît avoir bu une quinzaine de verres lors du mariage précédant l'enlèvement de la fillette et avoir également consommé de la cocaïne. Il raconte avoir entendu des voix mais refuse d'en parler aux psychiatres car il ne veut pas que l'on dise qu'il est fou. «Puis j'ai déposé Maëlys dans l'herbe. Je ne savais pas quoi faire, je voulais que la deuxième personne qui est en moi parte». Concernant le meurtre du caporal Noyer, Nordahl L. dit avoir reçu en premier des coups de la part du jeune homme avant de répliquer pour finalement le laisser pour mort en pleine montagne. Interrogé sur son état psychologique au moment des faits, il élude: «Comme pour Maëlys, ce n'était pas moi. C'est comme si Arthur Noyer était revenu quand j'ai tapé Maëlys».

Les experts ne prêtent aucun crédit à ses déclarations d'après BFMTV. Ils estiment même que les phrases semblent avoir été préparées à l'avance pour être récitées lors de l'expertise. Cet élément alimente donc le portrait d'un tueur «dangereux, pervers et manipulateur», selon les informations de la chaîne française.

(L'essentiel)