En France

13 juin 2019 13:33; Act: 13.06.2019 15:18 Print

«J'ai vu le bateau arriver à l'envers dans les roches»

Trois sauveteurs décédés en mer aux Sables-d'Olonne, la semaine dernière, en portant secours à un chalutier. Des rescapés racontent.

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L'émotion était forte, lundi, aux Sables-d'Olonne (ouest). 15 000 personnes ont participé à une marche silencieuse en hommage aux trois sauveteurs de la Société nationale du sauvetage en mer (SNSM) morts en portant secours à un chalutier. Sorti en pleine tempête Miguel, vendredi dernier, leur navire a chaviré. Quatre autres sauveteurs, qui étaient présents sur le Jack-Morisseau, ont pu regagner le rivage à la nage. Deux d'entre eux se sont confiés à BFMTV.

Vendredi, la tempête Miguel fait rage quand l'équipage reçoit un appel de détresse d'un pêcheur. L'embarcation est malmenée par des vagues violentes et à quelques centaines de mètres des côtes, les vitres explosent, «on savait que ça n'allait pas le faire», témoigne David Bossard, l'un des rescapés. L'eau commence alors à entrer, «on avait 1,5 mètre d'eau. Je poussais la porte avec mon épaule. Christophe était à côté de moi et on tenait la porte fermée pour ne pas re-remplir d'eau», explique le marin.

«C'est la mer qui fait son travail»

La situation devient désespérée: le navire se couche et l'eau s'infiltre dans les moteurs et les circuits électriques. Malgré les circonstances terribles, l'équipage garde son sang-froid, «il n'y a jamais eu un mot», se souvient Christophe Monnereau, un autre rescapé. Son collègue David poursuit: «Personne n'a hurlé de toute l'intervention. Il n'y a jamais eu un cri à bord.» Plusieurs hommes sont éjectés de l'embarcation et se retrouvent à la mer. «Je suis resté à côté du bateau où j'ai retrouvé David et mon fils qui, lui, est resté coincé sous le bateau mais a réussi à se dégager», témoigne Christophe.

Secoués par les flots, les marins se savent impuissants, «c'est la mer qui fait son travail et nous amène où elle veut. Au début, on se dit qu'on va réussir. Et arrive un moment où on se dit qu'on ne va pas réussir», poursuit le sauveteur. En touchant enfin le sol, David a ressenti un soulagement de courte durée: «Je voyais Christophe qui courait parce qu'il avait vu Dimitri allongé par terre. Moi, je me suis retourné et j'ai vu le bateau qui arrivait à l'envers dans les roches.» David, qui a perdu trois amis dans ce drame, prend conscience de sa chance inouïe d'être en vie: «On a eu cette putain d'étoile qui nous a brillé (sic) à un moment donné».

(L'essentiel/joc)

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