En France

07 janvier 2019 11:28; Act: 07.01.2019 12:02 Print

«Je vais en prendre pour 15 ans, j'ai tué mon fils»

Un homme de 37 ans est jugé, à partir de mardi en région parisienne, pour le meurtre de son garçon de 5 ans, quelques mois après une séparation.

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En garde à vue, le suspect, qui travaillait comme manutentionnaire, avait expliqué «avoir du mal avec la séparation». (photo: AFP)

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Aux policiers venus l'interpeller, il avait lancé: «Je vais en prendre pour 15 ans, j'ai tué mon fils». Un homme de 37 ans est jugé à partir de mardi par les assises de Seine-et-Marne pour le meurtre de son garçon de 5 ans, quelques mois après une séparation. Le 15 décembre 2016, des enquêteurs avaient trouvé le corps de l'enfant dans le coffre de sa voiture, garée à Bois-le-Roi, près de Melun.

Après avoir tenté d'échapper aux enquêteurs qui le recherchaient, le père avait reconnu avoir étouffé son fils puis placé son corps dans son véhicule, six jours plus tôt. Il avait ensuite expliqué avoir erré au volant de sa voiture, sous l'empire d'alcool et de cannabis. L'autopsie avait confirmé la mort par asphyxie du petit garçon. C'est la mère de l'enfant, séparée de son compagnon depuis trois mois, qui avait alerté la police. L'ex-couple avait mis en place une garde alternée. Pour la première fois, le père n'avait pas remis le petit garçon à sa mère, à l'issue de sa semaine de garde.

Inexplicable

En garde à vue, le suspect, qui travaillait comme manutentionnaire, avait expliqué «avoir du mal avec la séparation». Avant d'être écroué, il avait été placé quelques jours en hôpital psychiatrique. «Il est dans le regret le plus total», «il n'arrive pas à expliquer son geste», a déclaré à l'AFP son avocat, Fatthi Irguedi, qui décrit un homme alors «en pleine dépression».

La mère, qui s'est portée partie civile, attend «qu'il soit sévèrement condamné, pour l'avoir privée à vie de son enfant», selon son avocate, Elisabete Dos Santos Martins. À ses yeux, son ex-compagnon voulait «se venger» après cette séparation. «Il n'avait jamais été maltraitant avec son fils», souligne l'avocate. Le procès doit s'achever jeudi. Chaque année, 25 enfants sont tués dans le cadre de violences conjugales, selon des données compilées par la police et la gendarmerie.

(L'essentiel/afp)