France

23 octobre 2019 08:41; Act: 23.10.2019 10:26 Print

Jugé pour avoir brûlé son ex avec de l'acide

Un homme de 36 ans est actuellement jugé aux assises de Lyon pour avoir frappé et aspergé d'acide sulfurique son ex-conjointe, qui souffre aujourd'hui d'une infirmité permanente.

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Au premier jour du procès, la cour a retracé l'histoire d'une relation émaillée de violences réciproques.

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Les faits se sont produits le 18 août 2016, à Villeurbanne, dans le Rhône. Décrivant un «homme manipulateur» et très jaloux qui n'aurait pas supporté leur dernière séparation, la victime a raconté à la barre que son ex-compagnon était entré à son domicile par une fenêtre avant de l'agresser.

Frappée puis brûlée à l'acide au troisième degré sur 30% de la surface du corps, la victime, âgée de 46 ans, a subi huit interventions chirurgicales et a perdu de l'acuité visuelle. Elle a assuré que pendant l'agression, il lui affirmait qu'ainsi elle ne «referait plus sa vie».

«Une relation toxique»

De son côté, l'accusé, âgé de 36 ans, a reconnu l'avoir frappée d'une gifle et d'un coup de poing, mais nie catégoriquement l'avoir aspergée d'acide. Il soutient que c'est elle-même qui se serait mutilée pour lui nuire et toucher des dommages et intérêts. Un témoin a vu l'accusé prendre la fuite le soir de l'agression et aucun récipient n'a été retrouvé sur place.

Au premier jour du procès, la cour a retracé l'histoire d'une relation de couple émaillée de violences réciproques. L'accusé affirme qu'il subissait insultes et crachats. Il avait fini par louer un appartement dans une autre ville de l'agglomération lyonnaise. Mais la veille des faits, ils avaient fait des courses ensemble en ville avant d'avoir, le soir, une conversation au téléphone qui a dégénéré en insultes.

Le policier chargé des investigations a décrit à la barre «une relation toxique». En état de récidive pour avoir déjà été condamné en 2013 pour violence contre une précédente compagne, l'accusé risque trente ans de réclusion criminelle. Le verdict est attendu mercredi soir.

(L'essentiel/afp)