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26 novembre 2021 19:14; Act: 26.11.2021 19:23 Print

L'archevêque de Paris «a été ambigu avec une femme»

Mgr Michel Aupetit a envoyé ce vendredi, sa démission au pape François, après avoir été accusé d'avoir entretenu une relation intime avec une femme.

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En 2012, Michel Aupetit «a eu un comportement ambigu avec une personne très présente vis-à-vis de lui», a admis le diocèse. (photo: Reuters)

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Le Vatican tranchera: l'archevêque de Paris Mgr Michel Aupetit a remis cette semaine au pape François sa démission après avoir été accusé dans la presse d'avoir entretenu une relation intime avec une femme, ce qu'il a catégoriquement démenti. Nommé en 2017, l'archevêque, 70 ans, «a proposé au pape de lui remettre sa démission» par «un courrier envoyé cette semaine», a déclaré à l'AFP le diocèse de Paris, confirmant une information du Figaro.

Seul le pape peut décider de l'accepter ou de la rejeter. En 2012, «il a eu un comportement ambigu avec une personne très présente vis-à-vis de lui», a admis le diocèse. Mercredi sur son site internet, Le Point affirmait que l'archevêque avait eu cette année-là une relation intime et consentie avec une femme, faisant référence à un courriel qu'il aurait envoyé par erreur et laissait peu de doute, selon l'hebdomadaire, sur la relation entretenue. Il ne s'agissait «pas d'une relation amoureuse» ni d'une «relation sexuelle», a assuré vendredi à l'AFP le diocèse, ajoutant qu'il «s'en était ouvert à sa hiérarchie à l'époque».

«Pas un aveu de culpabilité mais un geste d'humilité»

«Je reconnais que mon comportement vis-à-vis d'elle a pu être ambigu, laissant ainsi sous-entendre l'existence entre nous d'une relation intime et de rapports sexuels, ce que je réfute avec force», disait Mgr Aupetit dans l'article du Point. Il ajoutait avoir «décidé de ne plus la revoir» et l'en avoir «informée». La demande de démission «n'est pas un aveu de culpabilité mais un geste d'humilité, une mise à disposition», a souligné le diocèse. L'archevêque fait ce geste aujourd'hui «parce qu'il comprend qu'il puisse y avoir un trouble chez les catholiques du diocèse», a-t-on ajouté.

«Ce n'est pas en raison de ce que j'aurais dû faire ou pas par le passé - sinon je serais parti depuis longtemps - mais pour éviter la division, si moi-même je suis source de divisions», a précisé Mgr Aupetit à La Croix. La réponse du pape peut prendre plusieurs semaines, le temps pour lui d'examiner et d'évaluer les raisons qui poussent un prélat a vouloir «remettre sa charge». Il peut refuser la demande.

(L'essentiel/afp)