À Rouen

26 juillet 2016 14:35; Act: 26.07.2016 19:00 Print

L'EI revendique l'attaque, un homme en garde à vue

Dans une église située près de Rouen, un prêtre a été égorgé mardi matin par deux terroristes se réclamant de l’EI, dont l'un était connu des services antiterroristes.

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Le groupe État islamique (EI) a affirmé que l'attaque menée mardi dans une église en France, au cours de laquelle un prêtre a été égorgé, avait été exécutée par deux de ses «soldats», selon l'agence Amaq, un organe de propagande du groupe jihadiste. Les auteurs de l'attaque «répondaient aux appels à prendre pour cible les pays de la coalition» internationale qui combat l'EI en Irak et en Syrie, d'après Amaq.

Le président français François Hollande, qui s'est rendu à Saint-Étienne-du-Rouvray (Normandie, nord-ouest), avait auparavant affirmé que l'attaque avait été perpétrée par «deux terroristes se réclamant de Daech (NDLR: un acronyme en arabe de l'EI)». Une source proche de l'enquête a indiqué en milieu d'après-midi qu'un homme avait été placé en garde à vue.

Fiché S et libéré sous bracelet électronique

Les deux hommes sont arrivés dans l'église à l'heure de la messe matinale et ont pris en otage cinq personnes qui se trouvaient à l'intérieur, tuant un prêtre et blessant grièvement une autre personne. Ils ont été abattus par des policiers forces spéciales de la police. L'un des deux auteurs de la prise d'otages «serait connu des services antiterroristes», ont indiqué des sources proches de l'enquête.

Selon les premiers éléments de l'enquête, qui doivent être corroborés par l'identification formelle des deux assaillants, l'homme était fiché par les services de renseignement. Il avait tenté de rallier la Syrie en 2015 et avait été, à son retour de Turquie, mis en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et placé en détention provisoire, avant d'être libéré sous bracelet électronique.

Deux perquisitions, une interpellation

Deux perquisitions ont été menées mardi à Saint-Étienne-du-Rouvray et au moins une personne a été interpellée, ont constaté des photographes de l'AFP. Lors d'une première perquisition, avenue Olivier-Goubert, dans un quartier où s'étirent de petites résidences mitoyennes, à 300 mètres à peine de l'église où a eu lieu le drame, au moins une interpellation a eu lieu. Selon une source proche de l'enquête, il s'agit du domicile d'un des présumés auteurs de la prise d'otages.

Selon des témoins sur place, une autre interpellation avait eu lieu précédemment, en début d'après-midi. Peu avant 18h00, le dispositif a été levé sur les lieux de cette première perquisition. Une autre perquisition était en cours mardi soir rue Nikola-Tesla, dans une zone résidentielle des quartiers nord de la commune, a constaté un autre photographe de l'AFP. Selon un voisin, il s'agirait du domicile des parents de l'un des deux présumés preneurs d'otage.

(L'essentiel/AFP)