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09 avril 2018 07:19; Act: 09.04.2018 07:31 Print

L'évacuation de Notre-​​Dame-​​des-​​Landes lancée

Une vaste opération d'expulsions, avec plusieurs centaines de gendarmes mobiles déployés, a débuté lundi à l'aube sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes (Loire-Atlantique)

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Les gendarmes ont commencé l'intervention tôt le matin à Notre-Dame-des-Landes. (photo: AFP/Loic Venance)

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«À partir de 6h ce matin, sous l'autorité de la préfète de Loire-Atlantique, la gendarmerie nationale débutera une opération d'expulsion des occupants illégaux des terrains de la zone de Notre-Dame-des-Landes», avait annoncé le ministère de l'Intérieur dans un communiqué. "L'opération (...) vient mettre à exécution des décisions de justice pour procéder à l'expulsion des occupants les plus radicaux", précise le ministère.

Plusieurs épaves de voitures étaient complètement renversées sur les côtés, sur et au bord de la route, a constaté l'AFP. Les journalistes ont été empêchés d'accéder au site. Un très important dispositif de gendarmes mobiles a été mobilisé, avec des files de camions stationnés sur un côté de la route, feux allumés sous le brouillard.

«Ça commence», a déclaré une occupante à l'AFP. «Ils font des sommations, ils virent les barricades». «Aucune interpellation» n'a eu lieu à l'heure actuelle, selon une source proche dossier.

250 zadistes encore présents

«Ces expulsions sont illégales», a déclaré une occupante de la ZAD se faisant appeler "Camille" à l'AFP. "C'est inacceptable que l'état chasse les gens de chez eux. On était dans un cadre de négociation apaisé avec la préfecture à la recherche de solutions collectives".

Cette opération de grande ampleur, prévue sur plusieurs jours, doit mobiliser au total vingt-cinq escadrons de gendarmerie mobile, soit environ 2 500 militaires. Elle prévoit d'expulser toute personne n'ayant pas régularisé sa situation, en déclarant par exemple de nouveaux projets agricoles individuels, et à démanteler certains des 97 squats recensés par les autorités.

La quasi totalité des 250 zadistes estimés sur place ne l'ont pas fait, préférant une gestion collective du territoire et la possibilité de mener des projets non agricoles.

(L'essentiel/afp)