Meurtre de Maëlys

12 février 2019 12:13; Act: 12.02.2019 13:00 Print

L'événement qui aurait fait basculer Lelandais

Si le profil de psychopathe de l'assassin présumé de la petite Maëlys tente à se confirmer, d'autres traumatismes vécus par le militaire se révèlent.

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Nordahl Lelandais aurait tendance à s'identifier à ses chiens.

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Nordahl Lelandais est-il un tueur en série? La question semble de plus en en plus crédible au regard des rapports des experts psychiatriques qui ont minutieusement étudié le profil de l'individu mis en cause dans le meurtre de la petite Maëlys et du caporal Arthur Noyer. «Plutôt un prédateur sexuel» évoque une source du dossier, en précisant que le militaire de 34 ans avait avoué ses penchants pédophiles.

D'après les premières conclusions des experts, la personnalité du tueur serait encore plus inquiétante. Pour l'un des psychiatres qui l'a interrogé, Lelandais possède toutes les caractéristiques d'un psychopathe et d'un pervers narcissique spécialiste de la dissimulation.

Un homme déshumanisé également. Il aurait ainsi tendance à s'identifier à ses chiens. «Cet homme a pu s'identifier, au cours d'expériences de dissociations pathologiques, à ses chiens, incorporant leur animalité, leurs instincts, perdant ainsi une part de son humanité», explique-t-il. Cela lui aurait notamment permis de retrouver les restes du corps de la petite fille de 9 ans.

Le traumatisme de l'avortement

Autre point central identifié par les professionnels, les faits pour lesquels il a été mis en cause se sont tous déroulés en 2017. Aurait-il réussi à cacher des crimes antérieurs ou le passage à l'acte résulte-t-il d'un traumatisme bien précis? Les confessions du tueur semblent accréditer la deuxième théorie.

Nordahl Lelandais a ainsi avoué que l'avortement de sa compagne l'avait profondément traumatisé. Paranoïa, impression d'être systématiquement observé, le militaire a sombré dans une forme de folie, en plus de consommer des grandes quantités d'alcool et de drogue.

Reste que son implication dans des meurtres commis avant 2017 n'est pas à exclure, même s'il nie tout autre crime: «Je peux pas en avouer d'autres, il n'y en a pas d'autres», jure-t-il.

(th/L'essentiel)