Acte 31

15 juin 2019 23:01; Act: 15.06.2019 23:04 Print

La descente aux enfers des «gilets jaunes»

Seulement 7000 personnes ont officiellement manifesté sur l'ensemble du territoire français, samedi. Un chiffre contesté par les «gilets jaunes».

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Le mouvement des «gilets jaunes» a faiblement mobilisé samedi en France pour l'acte 31, avec toutefois près d'un millier de «gilets jaunes» à Paris et à Toulouse. Dans la Ville rose, le cortège a été dispersé par les forces de l'ordre quelques minutes après le départ.

Selon le ministère de l'Intérieur, ils étaient quelque 7000 manifestants sur l'ensemble du territoire - contre 10 300 la semaine dernière -, soit la plus faible mobilisation nationale enregistrée depuis le début du mouvement le 17 novembre. Les «gilets jaunes» contestent les chiffres officiels.

Comme pour l'acte 30 à Montpellier, un appel avait été lancé sur les réseaux sociaux pour faire de Toulouse la «capitale» nationale du mouvement, le jour même où la Ville rose accueillait Laeticia Hallyday pour un hommage à Johnny.

Ainsi, plus d'un millier de personnes - «plusieurs centaines» selon la préfecture - se sont mises en marche au cri des slogans habituels anti-Macron, mais la tension est rapidement montée quand, selon plusieurs «gilets jaunes», les forces de l'ordre les ont chargés pour confisquer les banderoles.

Au chat et à la souris

En quelques secondes, sous un épais nuage de gaz lacrymogène, le cortège s'est dispersé. Ainsi scindés en plusieurs petits groupes, les manifestants ont joué tout l'après-midi au chat et à la souris avec les forces de l'ordre, qui ont massivement eu recours au canon à eau et aux gaz lacrymogènes. Dix-sept personnes ont été interpellées pour des jets de projectiles notamment, a indiqué la préfecture, précisant que deux manifestants avaient été blessés.

A Paris, quelque 950 «gilets jaunes», selon l'Intérieur, ont défilé dans l'est de la capitale. A Bordeaux, qui fut un des bastions du mouvement, environ 300 personnes ont marché dans les rues du centre-ville, selon la préfecture qui fait état d'une seule interpellation. La mobilisation était également très faible dans le sud-est, avec à peine 300 manifestants à Marseille, 300 également à Montpellier et une cinquantaine à Nîmes.

(L'essentiel/ats)