Affaire Benalla

24 juillet 2018 15:58; Act: 24.07.2018 16:06 Print

La droite va déposer une motion de censure

Les députés Les Républicains annoncent, mardi, qu'ils vont déposer une motion de censure à l'encontre du gouvernement, dans le cadre de l'affaire Benalla.

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Le patron des députés Les Républicains (opposition de droite) Christian Jacob, a annoncé mardi, que son groupe allait déposer une motion de censure contre le gouvernement français, à la suite de l'affaire Benalla. «Nous déposons une motion de censure, nous souhaitons que le gouvernement s'explique» sur le cas d'Alexandre Benalla, ex-membre du cabinet de la présidence filmé en train de malmener des manifestants. Or, «le Premier ministre a répondu à notre demande par une fin de non-recevoir», a affirmé M. Jacob, lors d'un point de presse.

«Le gouvernement a failli»

«Le gouvernement a failli en ne donnant pas droit aux demandes réitérées de s'exprimer sur cette affaire et il ne peut pas y avoir de fonctionnaires qui n'agissent pas sous l'autorité du gouvernement», a insisté M. Jacob. Pour pouvoir être déposée, une motion de censure doit réunir 58 signatures parmi les 577 députés. Le groupe LR compte à lui seul 103 membres. Le chef du groupe LR a en outre précisé que la motion de son groupe pourrait être signée par «qui veut».

M. Jacob a reconnu dès à présent que la motion n'allait «pas faire tomber le gouvernement», au vu de la très large majorité dont disposent le parti présidentiel LREM et son allié MoDem. Le dépôt officiel de la motion devrait intervenir dans les prochains jours, a précisé une source proche du groupe.

Sang-froid et solidarité

Le chef de l'État ne s'est pas exprimé publiquement sur les faits concernant son ex-collaborateur. «Quand ça secoue, il faut du sang-froid et de la solidarité», a dit pour sa part le Premier ministre, Édouard Philippe, en remerciant les députés de la majorité «de faire bloc» depuis plusieurs jours, selon des propos rapportés par son entourage. «Ce que veulent les oppositions, ce n'est pas l'émergence de la vérité. Elles veulent nuire, nuire au président de la République, nuire au gouvernement, nuire à la majorité», a-t-il ajouté, dénonçant «l'obstruction» et «l'instrumentalisation politique».

Le chef du gouvernement s'est montré confiant dans le fait que les enquêtes en cours puissent faire la lumière sur cette affaire, en soulignant que «nul n'est au-dessus des lois». Il a dénoncé le comportement d'Alexandre Benalla, ajoute son entourage.

(L'essentiel/afp)