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15 mai 2019 09:54; Act: 15.05.2019 10:34 Print

La garde à vue de l'anesthésiste prolongée

Frédéric Péchier, un anesthésiste de Besançon, mis en examen en 2017 pour sept empoisonnements, est interrogé sur une cinquantaine d'autres incidents médicaux suspects.

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Mis en examen en 2017 pour sept empoisonnements, ce praticien réputé avait été laissé en liberté en dépit des charges qui pesaient sur lui. (photo: AFP)

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La garde à vue de l'anesthésiste de Besançon, Frédéric Péchier, mis en examen en 2017 pour sept empoisonnements et interrogé sur une cinquantaine d'autres incidents médicaux suspects, a été prolongée mercredi pour 24 heures supplémentaires, a annoncé le parquet à l'AFP. «Le parquet a prolongé pour un second délai de 24 heures la garde à vue de Frédéric Péchier», interrogé depuis mardi matin, dans les locaux de la police judiciaire de Besançon, a déclaré le procureur de la République, Étienne Manteaux.

L'interrogatoire du docteur Péchier, qui s'achèvera au plus tard jeudi, à 9 h, selon Étienne Manteaux, s'inscrit dans le cadre d'une enquête préliminaire ouverte à l'époque de sa mise en examen, intervenue en mars 2017. Elle porte sur une cinquantaine de signalements d'«événements indésirables graves» (EIG) survenus dans des cliniques où l'anesthésiste exerçait, selon une source proche du dossier.

Des «faits d'empoisonnement potentiels»

Certains de ces EIG pourraient dissimuler des «faits d'empoisonnement potentiels», a-t-on précisé de même source. Pour Me Randall Schwerdorffer, l'un des avocats du médecin, on est toutefois «très en dessous d'une cinquantaine de cas» suspects. Son client, a-t-il déclaré mardi soir à l'AFP, «collabore à la procédure d'enquête préliminaire» et «est toujours sur la même ligne de défense qui consiste à dire qu'il n'a jamais été impliqué de près ou de loin dans un empoisonnement».

Mis en examen en 2017 pour sept empoisonnements, ce praticien réputé avait été laissé en liberté en dépit des charges qui pesaient sur lui. Clamant son innocence, il avait toutefois été placé sous contrôle judiciaire, avec une interdiction d'exercer. Les sept cas sont ceux de patients âgés de 37 à 53 ans qui avaient subi, entre 2008 et 2017, des interventions chirurgicales ne présentant pas de difficultés particulières. Ils avaient pourtant fait des arrêts cardiaques, deux étant décédés et les cinq autres ayant pu être ranimés.

(L'essentiel/afp)