En France

31 janvier 2020 20:59; Act: 31.01.2020 21:02 Print

La justice clôt le dossier Vincent Lambert

L'enquête sur le décès de l'ancien infirmier en juillet, qui était dans un état végétatif depuis des années, n'a relevé aucune irrégularité vis-à-vis de la loi sur la fin de vie.

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Six mois après la mort de Vincent Lambert, décédé en juillet au CHU de Reims (Marne) après l'arrêt de ses traitements et des années de tempête médiatique, la justice a clos vendredi le dossier. Les conclusions de l'enquête en recherche des causes de la mort, diligentée aussitôt après le décès par le procureur de la République de Reims, étant «en cohérence» avec le cadre prévu par la loi Claeys-Leonetti sur la fin de vie, «j'ai procédé au classement sans suite ce jour de ce dossier», a annoncé Matthieu Bourrette dans un communiqué.

Selon ce communiqué du procureur, cette enquête a notamment démontré qu'il n'y avait eu «aucune intervention irrégulière d'un tiers», «aucune lésion corporelle susceptible de laisser penser à une intention malveillante» ni «aucune surdose médicamenteuse». «En situation de sédation profonde et continue, le décès de Vincent Lambert est la conséquence directe et exclusive de l'arrêt des traitements et soins», a souligné M. Bourrette.

Devenu un symbole du débat sur la fin de vie en France, l'ancien infirmier de 42 ans -en état végétatif irréversible depuis un accident de la route en 2008- est décédé le 11 juillet 2019 au service des soins palliatifs du centre hospitalier de Reims. Mardi, le tribunal correctionnel de Reims avait relaxé le docteur Vincent Sanchez, poursuivi pour «non assistance à personne en danger» par les parents de Vincent Lambert, qui étaient opposés à l'arrêt des traitements.

(L'essentiel/afp)