Alexandre Benalla
21 novembre 2018 07:38; Act: 21.11.2018 09:27 Print
La justice se penche sur le selfie avec une arme
L'enquête à Paris sur l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron est étendue au selfie le montrant avec une arme, pendant la campagne présidentielle en 2017.
En pleine présidentielle, Benalla dégaine son arme pour un selfie https://t.co/Y5BdHnE4tc
— Mediapart (@Mediapart) 24 septembre 2018
Les juges parisiens en charge de l'enquête sur l'affaire Benalla sont désormais saisis des investigations initialement déclenchées à Poitiers, sur un selfie montrant l'ex-collaborateur d'Emmanuel Macron, armé pendant la campagne présidentielle en 2017, a-t-on appris mercredi, de source judiciaire. L'enquête principale, qui porte d'une part sur des violences commises par M. Benalla en marge des rassemblements du 1er mai, de l'autre sur des soupçons d'ingérence dans l'action de la police, a été étendue le 8 novembre à des faits de «port d'arme de catégorie B sans motif légitime» et de «détention non autorisée d'arme, munition, ou éléments de catégorie B».
Le parquet de Poitiers a en effet communiqué aux magistrats parisiens le résultat de ses investigations, en raison de leur connexité avec l'information judiciaire ouverte à Paris, le 22 juillet, selon cette source. Il avait ouvert une enquête préliminaire le 25 septembre, au lendemain de la publication par Mediapart d'une photo d'Alexandre Benalla brandissant un pistolet et qui date du 28 avril 2017, à une période où il n'était pas titulaire d'un permis de port d'armes en bonne et due forme.
«On n'est pas mabouls»
D'après Mediapart, ce cliché montrant M. Benalla en compagnie de deux hommes et d'une serveuse au visage flouté a été pris entre les deux tours de la présidentielle dans un restaurant de Poitiers, à quelques kilomètres de Châtellerault, où Emmanuel Macron venait de tenir un meeting. Cette scène avait été confirmée à l'AFP par l'ex-directeur du restaurant poitevin, Guillaume Duru, qui avait été informé du déroulement de la soirée par sa serveuse.
Selon une source proche du dossier, la police a entendu ce restaurateur et d'autres personnes présentes ce soir-là. L'ex-collaborateur de l'Élysée a déclaré au Monde le 26 juillet qu'à cette époque, il ne possédait pas de permis l'autorisant à porter une arme en dehors du quartier général d'En Marche!, à Paris. Interrogé par le Monde sur le fait de savoir s'il avait enfreint cette règle et s'il était sorti avec une arme en dehors du QG, M. Benalla se montrait catégorique: «Non, jamais. On n'est pas mabouls, il y a un risque pour la réputation du candidat», avait-il répondu. Il a été mis en examen le 22 juillet pour des violences sur un manifestant en marge du défilé du 1er mai, place de la Contrescarpe, à Paris, où il participait comme «observateur» à une opération de maintien de l'ordre avec la police.
(L'essentiel)

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